Post-Xtrail Asics Orford

Premier mot Facile. Deuxième mot  Surprenamment.

Donc, à ma grande surprise, j’ai trouvé la course Xtrail Asics Orford 11.5 K facile. Je ne veux pas être arrogante en disant ça, c’est une grosse montagne, entendons-nous là-dessus. Mais d’abord je n’ai pas fait la course dans un temps record, 1h33, il y a beaucoup de monde qui sont arrivés avant moi. Aussi, je pense que c’est parce que je l’appréhendais tellement cette course, je l’ai trouvée beaucoup moins difficile que ce à quoi je m’attendais. Je m’attendais au pire… et finalement ça n’a pas été si pire.

Mont-Orford

Comme je l’écrivais dans mon billet Pre-Xtrail Asics Orford, j’anticipais cette course et elle me faisait peur. J’ai participé dernièrement au Tour du Massif des Falaises en me disant que ce serait une bonne préparation pour Orford. Je pensais que le Tour du Massif serait plus facile à cause de son dénivelé positif de 400 mètres versus 618 mètres pour Orford. Mais non, le Tour du Massif a été plus exigeant pour moi. Comme de quoi le degré de difficulté d’une course n’est pas proportionnel a son degré d’inclinaison.

Me voilà donc samedi matin le 19 octobre au départ d’Orford, fébrile. Les premiers 5 K en guise de réchauffement, nous courons dans des sentiers vallonneux. Donc, au 5ième kilo, je me dis c’est ici que ça commence. Et puis, dénivelé oblige nous voilà en marche rapide dans un sentier de gravel. Au moment d’entrer dans le bois dans un sentier “single track” nous sommes tous presqu’à l’arrêt complet en repos forcé… Impossible de dépasser qui que ce soit, il faut y aller au rythme du groupe. Et puis on monte, on monte, on monte. À un moment donné on sort du bois, le chemin est plus large et il est possible de dépasser mais c’est sûr, ce bout-là il n’est pas si facile que ça. Je suis incapable, comme bien d’autres, de courir cette portion interminable. Cependant, une fois arrivée en haut débute une descente super facile dans un chemin de gravel. Donc la plupart du temps nous descendons hors des sentiers ce qui me permet de me laisser aller a une descente très rapide. Les kilomètres défilent vite et tout d’un coup je vois sur ma montre 10.5K et je me dis o non, déjà fini, il me semble que ça a été trop vite, j’aimerais vraiment continuer à courir. En tout cas, peut-être suis-je prête pour le 23KM l’an prochain ou encore comme le mentionnait Dominic Melançon dans son commentaire sur mon dernier billet, un 25K aux Falaises l’an prochain, qui sais…

Mont-Orford

Côté genou

Pour ma douleur au genou, dont j’ai parlé dans mon dernier billet, j’ai vu plusieurs spécialistes. 2 physios, 1 masso et mon podiâtre. Mon podiâtre a ajusté mes semelles orthopédiques convaincu que ça allait régler mon problème, mon masso a assoupli ma bandelette illio-tibiale et mes 2 physios se sont prononcés pour un verdict de tension illio-tibiale avec prescriptions de multiples exercices d’assouplissement, que j’ai fais religieusement chaque jour avant et après la course. Bonne surprise, durant la course, je regardais les kilomètres défiler en me demandant, comme lors de ma dernière course, quand la douleur allait apparaitre. Aucune douleur n’est apparue. Habituellement à la fin d’un 10K, j’ai de la difficulté a fléchir le genou gauche, donc difficulté à marcher. Cette fois-ci, rien, aucune douleur, assez que je suis remonté à la marche après le lunch, avec mes amis et mon conjoint qui voulaient eux aussi voir le sommet.

Était-ce dû au “taping” de ce type recommandé par mon physio Rémi Bergeron de la clinique Action Sport Physio. Je ne sais trop. Lorsque j’ai mis le taping, je me suis dit probablement que ça ne fera rien, ça semble assez peu efficace a première vue, mais il faut croire que ça marche, à moins que ce ne soit que les assouplissements.

Le lendemain, j’ai déchanté un peu cependant, après 30 minutes de marche, la douleur est apparue. C’est certain que je n’aurais pas pu remonter la montagne ce jour-là. J’étais incapable de faire même quelques pas de course tellement je sentais mes cuisses dans 2 blocs de béton. J’espère que j’arriverai a augmenter ma capacité de récupération en poursuivant mes entraînements. Peut-être pas si facile que ça après tout cette course. J’ai été plus racké que lors de la course du massif des Falaises. Je n’aurais pas voulu voir ce que j’aurais eu l’air le lendemain du 23K. J’ai lu quelques part qu’a force d’entraînements on peut améliorer notre capacité a éliminer l’acide lactique.

Foulées

Mon physio-thérapeute, Rémi Bergeron, me demande de réduire mes foulées pour aider mon genou. Cependant, cardio-vasculairement, je trouve ça très dur de changer mes foulées. En faisant de grandes foulées, je ne m’essouffle pas, et je peux garder un très bon rythme. En faisant de petites foulées, je constate que je n’ai pas le choix de ralentir le tempo. Je ne suis donc pas sûr d’être d’accord avec cette recommandation. J’ai fais quelques recherches sur Internet et j’ai trouvé un très bon article à ce sujet ici : http://www.volodalen.com/14biomecanique/lafoulee21.htm

Ils parlent de la possibilité de changer le patron de course pour une attaque avec la plante du pieds plutôt qu’avec le talon comme je fais en ce moment. Je vais donc probablement commencer par changer cela avant de changer mes foulées. J’ai déjà réduit mes foulées dans les descentes, cela ne me dérange pas autant que sur le plat.

J’oubliais de vous parler de mon autre physio, Annie Brongel que je veux féliciter ici d’avoir gagné le 23K sentier des crêtes. Elle le mérite, je sais combien elle s’est entraînée fort pour gagner. Son temps est de 2h29,17,3, seulement 7 secondes devant la deuxième position. Hum, le premier mot ici pour décrire cet exploit n’est certainement pas « facile ».

Je poursuis donc avec mon entraînement sur route (qu’Annie m’a très gentiment concocté) pour le demi-marathon des microbrasseries le 10 novembre, ce sera la première fois que je vais courir au-delà de 15KM, j’ai bien hâte de voir comment ça va aller.

En tout cas, je peux vous dire que je trouve vraiment satisfaisant d’avoir relevé un défi qui me faisait peur en le trouvant surprenament facile.

Mont-Orford

Le plus dur dans tout ça a été de remonter les 3 étages menant à notre chambre à l’Auberge des 4 saisons, le soir après un souper 5 services. Ce qui m’a réellement tué c’est leur délicieux pouding chômeur 🙂

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