Post Bromont Ultra

Plaisir versus performance ou un heureux mélange des deux !

Retour sur ma course de 25Km au Bromont Ultra.

Ma passion pour la course est née à peu près un an et demi après que j’ai commencé à courir. Tranquillement, elle ne cesse de grandir. Au début, la course était pour moi une pratique très ardue. Un défi, une manière de rester mince, mais tout ça a évolué en réelle passion. Peut-être que c’est parce que lorsque l’on commence à courir, un simple “jogging” est ardu. Ou peut-être que j’apprivoise la douleur, je ne parle pas ici de douleur causée par des blessures, mais bien de la douleur à l’effort. La souffrance, l’inconfort, la sensation de manquer de “jus”, je ne sais pas comment décrire tous ces moments ou l’intensité est à son comble, lorsque l’endurance s’effrite, ces moments ou on aurait juste le goût de marcher, mais que l’on continue à courir quand même. Pour les ultra-marathoniens, je ne peux qu’imaginer, les moments ou même marcher devient trop ardu.

Club de Trail de Montréal      Bromont Ultra

Mais, permettez-moi de faire une petite parenthèse. Pour ceux qui ne le savent pas, Bromont Ultra est la première course de 100 miles au Québec. C’est une tradition de longue date aux États-Unis (voir par exemple le Vermont 100, mais ça ne s’était jamais vu au Québec. Bravo aux organisateurs, bénévoles et commanditaires qui ont rendu cela possible et bravo aux coureurs qui ont participé à toutes les distances. Bravo à mon ami Joan Roch et Frédéric Giguère terminant respectivement 1er et 2e au 100 miles. J’ai aussi conscience des efforts fournis par les organisateurs de la course. Imaginez juste d’aller poser et enlever, un par un, les petits fanions (balises) du tracé de 80KM.

Frédéric Giguère
Frédéric portant fièrement au cou sa boucle de ceinture 100 miles en guise de médaille !

Pour ceux qui n’ont pas participé à cette course, pour vous mettre en contexte, voici, un peu plus bas, l’image du tracé. Je participais au 25KM, donc je courais la portion que j’ai encerclée en rose. J’ai souligné les petits labyrinthes dont je parlerai plus tard en mauve. Encerclé en vert c’est le tracé pour le 55KM. Le 80KM parcourait donc tout le trajet du 55KM et du 25KM totalisant 80KM. Puis, les coureurs du 100 miles refaisaient tout ça une autre fois 2 X 80KM = 160KM (100 miles). C’est colossal ! Sans oublier le dénivelé. Pour ma part, ma course comportait 800 mètres de dénivelée, mais les coureurs du 100 miles, on gravit plus de 6000 mètres de dénivelés et dépensés au-dessus de 16 000 calories ! J’ai gravi 800 mètres de dénivelé positif et dépensé 1800 calories et j’ai trouvé ça ardu, je prends donc ainsi la mesure du défi relevé par les coureurs du 100 miles !

Bromont Ultra

Poursuivons… Hormis la douleur, j’adore la sensation de courir, ce sentiment de liberté que j’ai à dévaler des sentiers. Même sur la route, moi qui ne suis pas une fan de course de route, cela commence à me procurer de belles sensations.

Ce n’est pas toujours facile, il y a des jours, j’ai la sensation d’être très lourde et j’ai de la difficulté à trouver un rythme, mais souvent, de plus en plus souvent, le plaisir est au rendez-vous.

La veille de la course, nous avons reçu des amis à souper. Le départ n’étant que vers midi, on a pu prendre un petit verre de vin en soirée avec les amis et discuter du défi qui m’attendait le lendemain. Ce que je disais lors du souper est que c’était super le fun de courir, et que j’étais parfois même encore surprise de ce sentiment de plaisir qui m’habite pendant la course, même lors d’une course en montagne de 25KM qui peut être exigeante. Mais, j’ai oublié de leur parler de la différence entre courir et courser ! Marlène Couture dans son blogue à propos du Bromont Ultra en parle et elle a bien raison.

Je suis donc arrivé sur place le matin avec l’attitude de quelqu’un qui s’en allait courir pour le plaisir, puis une fois la course lancée, j’ai eu envie de donner mon maximum. Je suis partie vite et j’ai maintenue cette vitesse tout le long.

Est-ce à cause de la vitesse que j’ai décidé d’adopter ou parce que je ne suis pas encore 100 % remise de ma grippe (post Harricana), je n’ai pas eu de sensations exaltantes auxquelles je me suis habituée lors de mes dernières courses (en particulier Harricana et St-Bruno). En fait, j’ai trouvé ça exigeant. C’était super beau, j’ai été en mesure d’admirer le paysage, mais j’ai “souffert” plus qu’à l’habitude. Cependant, j’aime le défi que cela me laisse entrevoir. Le travail mental pour performer à mon meilleur niveau malgré la douleur ou lors d’une moins bonne journée. La relaxation à pratiquer durant la course. Il y a des moments ou j’ai pensé à me détendre pour avoir de meilleures sensations. C’est ce qui me fascine avec la course, les apprentissages sont infinis.

Bromont Ultra

Pourtant, j’ai trouvé la course Harricana plus facile que le Bromont Ultra et j’avais un “pace” un peu plus rapide pour Harricana. Peut-être que c’est parce qu’Harricana est en descente tout le long des derniers 8 KM contrairement au Bromont Ultra.

Lorsque l’on compare les 2 tracés, Harricana est définitivement un sentier plus roulant, donc pour moi, moins exigeant.

Harricana

Bromont Ultra

Permettez-moi une autre parenthèse à propos de la douleur, David Le Porho dans un article publié ici dit en réponse à une question à propos de son marathon de Berlin :

Question : Et tout au long de la course ?
Réponse : Une fois la course partie, je suis entré dans ma bulle et hormis la douleur due à l’effort, je n’ai pas eu de problèmes inattendus. J’ai vraiment eu le sentiment de rester en contrôle toute la course, c’est un sentiment extraordinaire à vivre sur ce type d’effort où tu dois garder un “pace” soutenu et constant sur une aussi longue distance.

Je trouve cette réponse vraiment intéressante. Les sensations extraordinaires que l’on peut vivre malgré la douleur. Je crois que c’est vraiment là que le mental prend toute son importance et que la course devient si intéressante.

Bromont Ultra
Cela dit, je comprends tout à fait que l’on puisse vouloir courir plus tranquillement sans objectif de performance, je l’ai fait lors de plusieurs courses (Sutton en mai dernier en particulier). Mes propos vont peut-être même sembler incohérents pour ceux qui ont lu mon article Pré Bromont Ultra ou je disais que j’avais envie de prendre ça mollo ou encore mon article à propos du 25 KM Québec Méga Trail de juillet dernier. Chaque course est différente, mon appréciation de l’effort évolue. Je pense que l’important est pour chacun de faire ce qui lui fait plaisir, ce qui le rend heureux et le motive à continuer. L’important est de courir pour soi, de la manière dont on en a envie tout en respectant notre corps et ses limites. C’est à chacun de faire ce qui lui plaît pour les bonnes raisons. Pour ma part, ceux qui me connaissent savent que c’est dans ma nature de vouloir repousser mes limites et relever des défis toujours plus grands. J’ai cependant maintenant assez d’expérience qui me vient d’une dizaine d’années à jouer du tennis de compétition pour savoir ou tracer la ligne entre performer à tout prix et le plaisir de performer. Ceux qui me connaissent pourront aussi affirmer que c’est bel et bien une chose dont je n’ai pas toujours su faire la différence dans le passé.

Pour Bromont Ultra, j’aurais pu ralentir, mais je n’en avais pas envie.

Je l’ai dit souvent, je suis à la recherche de mes limites. Je ne veux pas frapper le mur, mais j’ai envie de m’en approcher, de pouvoir le sentir tous près, même si ce n’est pas agréable. Tout en respectant mes capacités.

LG1

Donc dimanche dernier, lors de la course, j’ai eu la chance de pouvoir flirter avec mes limites, j’ai senti le manque d’énergie, le désir de marcher ou de ralentir. Je me disais tout en courant, je n’ai mal nulle part, je n’ai pas de blessure, je passais en revue des pieds à la tête, pas de bobo, juste un sentiment de manquer de jus. Peut-être les glucides, mais j’en doute, car je m’étais apporté suffisamment de bars Fruit2 auxquelles je suis habituée. Cependant, pour la première fois, j’avais mis dans une de mes gourdes du LG1 de type Gatorade. Peut-être que de carburer aux sucres tout le long de mon hydratation n’a pas fait, il va me falloir refaire des tests avec et sans ça. Ce n’était certainement pas une bonne idée de tester une nouveauté en course.

J’avais quand même le désir de continuer à pousser malgré la douleur, sachant que j’en étais capable. C’est grâce aux entraînements parfois intenses que j’arrive à connaître jusqu’où je peux accélérer sur un 25KM sans que ça m’empêche de bien terminer la course. Et bien, voilà que je commence à avoir de l’expérience sur le 25KM en montagne !

La partie la plus difficile pour moi a été tout comme au Québec Méga Trail, celle que j’ai nommé le labyrinthe (soulignée en mauve dans l’image au début de l’article) et que d’autres ont nommée le jour de la marmotte. J’en connais qui se sont amusés beaucoup dans les lacets où l’on croisait et recroisait les mêmes coureurs, mais pour ma part, ce type de sentiers je trouve ça dur mentalement. C’est comme si on n’allait nulle part à force de tourner en rond, c’est même un peu étourdissant et difficile de garder un rythme tellement ça tourne. Il va falloir que j’y travaille, car ce n’est certainement pas la dernière fois que je vais devoir courir ce genre de sentier. J’ai été très étonné d’apprécier les portions routes (quel sacrilège pour une “trail runner”), mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser que j’aimerais bien que ma prochaine course en soit une sur route. Peut-être le demi-marathon de Magog ou encore le 30Km des microbrasseries. Ha, la paresse en fin de saison, courir sur le plat, sauf que le demi de Magog n’est pas bien plat…

Bromont Ultra
Repos sur la route !

Bromont Ultra

Au final, j’ai été surprise de terminer 10e femme “overall” et en 1re position sur 18 femmes dans mon groupe d’âge en 2 h 41.

Ça m’a fait plaisir, c’est plus fort que moi, j’ai un désir de voir les résultats de mes efforts. On s’entend, je ne ferai jamais partie de l’équipe canadienne de trail 🙂 Eh oui, ça existe ! Sébastien Roulier en fait partie, il participera le 21 novembre aux Championnats mondiaux qui auront lieu au Quatar. Je termine donc 10e sur 40 femmes si on avait été 400 coureuses, je n’aurais certainement pas terminé 10e, mais tout de même de terminer dans le premier quart, j’en suis bien heureuse. Je maintien ma moyenne du premier quart, comme Harricana 24/98 femmes.

Au calendrier en 2015, moins de courses, mais de plus longues distances. En 2014, j’ai participé à 9 courses dont 6 de plus de 21 KM, en montagne. L’an prochain, j’aimerais faire moins de courses de 25KM et ajouter des longues distances de plus de 40KM.

Une des raisons pourquoi j’ai envie de courir de plus longues distances c’est pour tenter de repousser mes limites de l’endurance dans le temps plutôt que de l’endurance dans la vitesse. C’est un autre “mind set” de courir 50KM en sentier, la notion du Pace est beaucoup moins présente. En fait, je pense que je vais mieux performer en endurance qu’en vitesse, nous verrons bien, si mon corps le veut. L’année 2015 sera remplie de surprises !

Bromont Ultra  Bromont Ultra

En terminant, notez que David Le Porho a terminé 24e au marathon de Berlin, un marathon ou il y a énormément de coureurs élites. Il entre avec son chrono de 2 h 20 : 36 dans le top 10 des meilleures performances québécoises de tous les temps.

Je pense que nous allons peut-être le voir sur certaines courses de trail l’an prochain puisque ces deux gros objectifs 2015 seront sur trail.

Mais peu importe comment on court, que ce soit tranquillement ou à la limite de nos capacités, l’important est de le faire dans la bonne humeur. C’est pour ça que j’aime la course, il n’y a pas de règlements !

Je vous laisse sur cette vidéo qui parle de douleur et de “type 2 fun” !

Crédit photo : Catherine Laurin
Crédit photo : Catherine Laurin

Correction 26 décembre : Pascale Berthiaume est première dans la catégorie 40-49, mais son nom n’apparaissait pas dans les statistiques donc je ne le savais pas au moment d’écrire l’article. Je passe donc en 2e position puisqu’elle a terminé en 2 h 25. Bravo à toi, Pascale, j’ai bien hâte de te rencontrer sur le site d’une prochaine course. Tu pourras me donner des trucs de marathon sur route, je te donnerai des trucs de descentes techniques! Vous pouvez lire son billet de blogue à propos du Bromont Ultra ici.

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18 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Bravo Julie pour ta course et ta première position dans ta catégorie (je n’ai même pas été foutu de terminer premier dans la mienne ! ;-)). Ton sourire était beau à voir, autant avant le départ qu’après l’arrivée.
    Je trouve très intéressante et étonnante ta comparaison entre Harricana et Bromont. Jamais je n’aurais crû que le 28k d’Harricana aurait pu être plus rapide que le 25k de Bromont. Et pourtant, les chiffres ne mentent pas. Ça me rassure un peu sur mes « performances » dans ces sections.
    Je te souhaite la meilleure des chances dans ta fin de saison. Ça commence à sentir un peu beaucoup l’ultra pour 2015… 🙂

    1. Oh, qui s’est qui t’a pris cette place dans ta catégorie ??? LOL Merci pour tes commentaires. Peut-être qu’Harricana j’étais plus en forme, ou peut-être que c’est à cause de tous ces sentiers sinueux de Bromont ou il est à mon avis plus difficile de garder un rythme. ET oui, ça sent l’ultra pour 2015, tant que mon corps le veut. Ça sent aussi le demi-marathon sur piste intérieure en février. Comme il n’y a presque pas de participants, j’aurais même une chance de gagner ! Ce serait bien ma seule chance de gagner une course LOL faute de participants ! Maudit Joan qui t’a devancé dans ta catégorie 😉

      1. Hein, une course intérieure à tourner en rond, es-tu certaine de ne pas être tombée sur la tête ? 😉
        Ha le truc de s’aligner au départ d’une course où il n’y a pas beaucoup de participants, ça me dit quelque chose, ça…
        Toutefois, as-tu vérifié ? Il y avait peut-être pas mal de monde aux 21 km intérieurs l’an passé…
        Ouais sapré Joan… 🙂 Quand je pense qu’à un moment donné, j’étais en train de le recoller… Mais dans le fond, une chance que je ne l’ai pas su, je me serais brûlé et me serais peut-être découragé à essayer de le rejoindre.

      2. hihihi, je pensais que de toutes les personnes à qui j’en ai parlé tu pourrais comprendre LOL Ça me tente d’essayer ça, tourner en rond sur piste intérieure. Une “vrai trail” runner huh ? 😉 Il n’y a pratiquement personne qui fait le 21km, en fait ils sont tous plus fous que moi à faire le marathon ou pire encore le 50KM, tu dois en savoir quelques choses hein ? C’est vrai que Bromont nous a tous surpris. Je n’ai jamais dit que je ferais ce 55 là, en fait, ça m’étonnerait, je vais m’en trouver un plus facile pour débuter en ultra.

      3. PB dit :

        Désolée de briser le party, mais ce fut moi la première de la catégorie. 😉 Je viens de tomber sur ton billet (et ton blogue) via Marlène Couture (pour les stats de référencement…).

        Mais bravo, ce fut en effet tout un parcours que ce Bromont 25k.

        Et en passant, de la course sur du plat, ce n’est pas du repos. Enfin, pour qui souhaite repousser ses limites, car limites il y a sur tout type de parcours.

      4. Allo Pascale, merci pour ton commentaire, mais je ne veux pas briser ton party à toi, cependant, quand je fais la recherche sur QuidChrono — Bromont Ultra 2014 — 25KM Femme 40-49 ans, je sors bien première. Peut-être que c’est sur le site qu’il y a une erreur ou que c’est moi qui n’ai pas compris comment ça marche. Je ne vois pas ton nom nulle part. Peut-être qu’on n’est pas dans la même catégorie d’âge. Tu peux voir une capture d’écran des résultats ici

        Je suis retourné voir sur QuidChrono, tu sembles être dans la catégorie 0 à 19 ans. Je suis dans 40 à 49 ans, donc bel et bien première dans ma catégorie d’âge. À moins que tu ne sois dans 40-49 et qu’ils t’ont mal placé dans les statistiques?

      5. PB dit :

        Oui en effet, ils ne m’ont pas placée dans la bonne catégorie, mais nous avons le même âge toi et moi, 42 ans le jour de la course. 🙂

        Mais ce n’était qu’un clin d’oeil puisque tu as souligné aimer les stats. Sinon pour le reste, quel beau w-e ce fut. Et les lacets, en effet, ça étourdit!

        Bonne continuation!

      6. PB dit :

        Ah oui tiens, je vois même qu’ils ont mis « 1 an » pour mon âge. Ahhhh, si c’était le cas, je recommencerais ma vie en commençant à courir beaucoup plus tôt! 🙂

        http://www.quidchrono-search.com/index.php?eventname=2014+-+Bromont+Ultra+%2825km%29&of=118&per_page=50&search=yes&start=0

        Tiens, si jamais tu as le goût de lire un autre récit sur le 25k de Bromont : http://pascaleberthiaume.com/bromont-ultra

        J’ai retenu tes impressions sur le Harricana. Tu m’as tentée. Ce sera sûrement sur ma liste. J’aime bien l’idée d’un parcours de trail plus roulant. Merci!

      7. Ah ben oui, t’as brisé mon party LOL. Au moins je me serai cru première pendant 2 mois 😉 Dommage qu’ils se soient trompé sur ton âge, avec un temps de 2 h 25, tu la mérites cette première place. Je ne vois pas vraiment comment j’aurais pu faire 16 minutes plus vite et moi qui descend vite en plus. Bravo pour ta performance, surtout que c’était une première en trail pour toi. Tu as beaucoup de potentiel et tu vas adorer Harricana c’est certain, car c’est vraiment très roulant. Bravo pour ton article de blogue. On a aussi d’autres point commun, mon anniversaire étant le 16 octobre, je me payais cette course un peu pour fêter ça aussi ! Donc, tu as 1 an plus jeune que moi et pas seulement 1 an d’âge.

      8. PB dit :

        Hihi, on est drôles toutes les deux. Et je suis bien contente de découvrir tes écrits.

        Bon là, je fais pas exprès, mais je fêtais mes 43 ans moi aussi le lendemain du trail… 13 octobre. 🙂

        Mais je t’assure, je n’ai pas voulu casser le party. Je me suis d’ailleurs reconnue dans plusieurs de tes propos, donc oui, en effet, plusieurs points communs toi et moi. D’abord, le plaisir de la performance (c’est même l’entête de mon blogue). Et on ne court pas depuis très longtemps toutes les deux.

        Aussi, je cours sans plan ou coach, suis une coureuse très intuitive. Pour certains, dans plan écrit signifie faire n’importe quoi. Alors j’ai souri quand je t’ai lu, et me suis dit: je ne suis pas seule! Je sais où je m’en vais, je sais ce que j’ai à travailler en synergie avec le feeling du moment. Un peu ce que tu expliques.

        Et autres trucs lus aussi, alors enchantée, Julie. 🙂

        Le seul point où nos visions semblent différer, ce sont les étiquettes. J’aime pas trop cette frontière dans la façon des coureurs de se classer «trail ou pas». Je cours de temps en temps dans le bois, mais je n’y compétitionne que rarement… suis une traileuse ou pas? 😉 Bah, je n’ai jamais aimé les étiquettes. D’ailleurs, l’été dernier, j’écrivais que je veux réussir à bien me classer dans tous les types de course, toutes les distances. Je veux juste être une coureuse point.

        Bon, dans tous les cas, plein de discussions en vue! Je suis ton blogue avec grand plaisir maintenant.

        Bonne année de course 2015 Julie!

      9. Et bien, tu n’as donc que 3 jours de plus jeunes que moi! Pour les étiquettes, tu as raison, je pense que comme toute chose ma pensée évolue là-dessus aussi. Courir sur route ou en trail, c’est courir! En fait, je commence à tellement aimer la course, que maintenant, j’éprouve aussi du plaisir à courir sur la route. C’est différent, mais comme tu le dis, si on veut pousser, on peut le faire autant sur la route qu’en trail. Bonne année de course 2015 à toi aussi.

        Un autre point commun entre nous. Nous travaillons toute deux dans le domaine du Web et mon chum utilise Disnat Direct plusieurs fois par semaine depuis des années ! On s’en reparle en personne si on se croise ! Je vois aussi que tu as gardé ton blogue personnel et celui de ton travail ensemble. C’est une chose que je pensais faire bientôt, migrer les 2 ensembles. Encore un autre point commun, en tant que graphiste, j’ai déjà réalisé des mandats pour l’APTMQ (quand je travaillais en agence).

    2. En passant Frédéric, on voit avec strava que non seulement j’ai couru plus vite et plus longtemps Harricana mais mon “suffer score” indique que mon rythme cardiaque moyen lors de la course Harricana était plus bas que lors de Bromont. Donc en effet, les chiffres ne mentent pas. Moi je dis que Bromont est plus difficile, même si je m’attendais à ce qu’il soit plus facile. Est-ce à cause de ma forme du moment ou à cause du parcours, je crois que c’est le parcours.

      1. En résumé, je pense que Bromont nous a tous bien eus en nous offrant un parcours plus difficile que ce à quoi on s’attendait. Tu en es avertie pour le 55k l’an prochain ! 🙂

  2. Et ben le monde est petit, je retrouve celle qui m’a passé dans la deuxième grande montée et tu as même une photo de ça! 🙂 Comme toi, je ne suis pas trop fan du labyrinthe. Bravo pour ton résultat.

    Francis

    1. Wow, est-ce que c’est toi en rouge sur la photo dans la montée ? Le monde est petit en effet et je constate par ton site Internet qu’on a tous les deux des intérêts pour la photographie (voir mon site professionnel http://www.juliecloutier.com). Félicitation pour ta course et j’espère bien pouvoir te revoir en personne lors d’une autre course.

  3. aurore dit :

    Bravo pour le classement ! et bravo pour ta course, elle avait l’air très sympa.
    J’aimerai faire le 55 de Bromont l’an prochain et tu m’as donné encore plus envie

    1. Merci Aurore. Le 55 de Bromont m’a l’air superbe mais difficile selon les commentaires que j’ai entendu. Mais qui a dit que la course en sentiers était facile 😉 Peut-être que j’y serai aussi, dépendant comment se déroule ma saison. Je viens d,apprendre qu’il y aura en juin une course à WhiteFace ! Ça a l’air superbe aussi : http://www.rednewtracing.com/Whiteface Tu feras le 30K des microbrasseries le 9 novembre ?

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