The North Face Endurance Challenge series New York 50KM

Tout a commencé il y a deux ans

Comme certains le savent déjà, j’ai commencé mes entraînements de course au gym sur le tapis roulant en novembre 2012. Puis en juin 2013, il y a presque 2 ans, j’ai été en mesure de courir ma première course officielle de 5KM d’un dénivelé positif de 167 mètres. J’en parlais d’ailleurs dans mon tout premier article de blogue à propos de la course.

C’est une chance si j’ai couru ma première course officielle en sentier. Je prévoyais un voyage à Québec et j’avais envie de m’inscrire à une course. J’ai choisi de participer à la course de trail de la clinique du coureur au lac Beauport. Comme j’ai vécu plusieurs années de ma jeunesse au lac Beauport, c’était un peu comme si cette course avait lieu chez moi, puis il avait ce mot « Trail » que je trouvais attirant.

La veille, je m’étais bien hydraté, je n’avais pas bu d’alcool et je m’étais suis couché tôt. Le matin de la course, j’ai pris bien soin de me lever en avance afin de pouvoir manger 2 heures avant le départ. Et oh que j’ai mangé, pour être tout à fait certaine de ne pas manquer d’énergie sur cette course qui était une toute nouvelle expérience pour moi. C’est comique quand j’y repense…

Puis, ce jour-là, je suis littéralement tombé en amour avec la discipline de la course en sentier

Après 41 minutes de course, j’ai passé le fil d’arrivée euphorique. J’ai observé l’arrivée des plus rapides sur le parcours du 10 kilomètres. Le gagnant était Jeff Gosselin, il est arrivé en 43 minutes, je me rappelle avoir été soulagé qu’il n’arrive pas en dessous de 41 minutes LOL. Je me suis dit, au moins on ne peut pas dire qu’il est 2 fois plus vite que moi. Je n’en revenais pas de leur vitesse, puis un bénévole m’a mentionné que pour eux, un 10 kilomètres c’était une très petite distance, ces gars-là courent des ultras-marathon de 50 kilomètres qu’il me dit. Pardon? Pour moi, comme pour beaucoup de monde, au-dessus de la distance marathon de 42.2KM, il n’y avait rien d’autre, ça finissait là, carrément.

C’est donc à ce moment-là que j’ai appris l’existence des ultras. De retour chez moi, j’ai fait des recherches sur Internet puis j’ai découvert des blogueurs ultramarathoniens dont Pat Godin du blogue Zen Endurance, Frédéric Giguère du blogue le dernier kilomètre et Joan Roch du blogue joanroch.com, et pas longtemps après, je me suis dit, un jour je vais faire ça, bloguer LOL, non sans farce, courir un ultramarathon.

En 2013, j’ai enchaîné avec quelques courses de 10KM, j’ai d’ailleurs écrit un article de blogue en 2013 ou je mentionnais mon admiration pour les coureurs qui allaient prendre le départ des courses de 25 KM et 50 KM au Tour du massif de falaises. En 2014, j’ai fait plusieurs courses de 25KM, prévoyant mon premier ultra pour 2015. Puis, il y a une semaine, moins de 2 ans après ma première course en sentier de 5KM, j’ai couru mon premier ultramarathon de 50KM en montagne à The North Face Endurance Challenge Series – Bear Mountain New York.

Objectif de temps

Dès le début, en course en sentier, je me suis toujours donné des objectifs de temps sur mes courses. Je ne dois certainement pas être la seule, mais à chaque fois que j’en ai parlé à quelqu’un, la réaction est toujours la même, « Huh, tu te donnes des objectifs de temps sur une course en sentier? ». Et oui, d’abord, ça m’amuse et ensuite, ça me motive. J’aime avoir une idée d’un objectif possible pour moi, cela m’aide à me dépasser. Je ne me prends pas au sérieux, mais je calcule mes objectifs sérieusement. Je faisais la même chose quand je jouais au tennis, plan de match analyse après-match etc… De plus, ça m’aide aussi à me connaître et d’une fois à l’autre mes estimations sont meilleures. Je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas avoir envie du tout de faire ça. En fait c’est ce que j’apprécie de la course. Tout le monde fait bien ce qu’il veut, c’est un sport individuel. La seule règle est de passer sous l’arche de départ, de suivre les fanions et de passer sous l’arche d’arrivée, ce qui se passe pour chacun entre les deux ne regarde personne d’autre que soi-même. L’important est de faire ce qui nous plaît et ce qui marche bien pour nous.

Donc, concernant les objectifs, je me fixe toujours plusieurs objectifs afin de pouvoir ajuster mes attentes si nécessaire. J’ai 4 objectifs, l’objectif minimum, l’objectif si ça va pas exactement comme je souhaite, l’objectif optimiste et l’objectif dont je ne parle à personne. C’est facile, j’ai plein de trucs pour les calculer. Par exemple, j’utilise les classements, voir par exemple mon article pré-Ultimate XC St-Donat écrit l’été dernier ou j’avais même fait de savants calculs pour le 38KM que j’irai courir cet été. Je sais ou je me situe habituellement dans le classement, donc je vais voir à ces endroits dans les classements des années antérieures puis je regarde si ça a du bon sens. J’ai conscience que les conditions de course peuvent être très différentes d’une année à l’autre, mais en général, ça fonctionne très bien. Aussi, je sais ce dont je suis capable selon le dénivelé et la longueur de la course. Pour le 50KM, c’était de l’inconnu, mais j’ai quand même pu assez bien extrapoler à la baisse la cadence moyenne par rapport à un 25KM. Cela dit, une fois l’objectif fixé, je ne passe pas tout mon temps de course à analyser ma cadence moyenne. Je cours et puis on verra ce que ça donne à l’arrivée. J’évalue un peu pendant, mais je reste très flexible dans mes attentes, je m’ajuste au terrain et à mon niveau d’énergie, pas à ma montre.

Breakfast pre-run
5h07 AM – Lever et petit déjeuner, gruau, yogourt, café
Central Valley Americas Best Value
5h30 AM – Ça promet d’être une belle journée
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
6h00 AM – Dans la navette pour se rendre au départ
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
6h30 AM – Bonjour Soleil !
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
6h50 AM – 10 minutes avant le départ, il y a de la fébrilité dans l’air

La course

J’ai eu des commentaires de plusieurs amis coureurs qui m’ont croisé sur le sentier, qui trouvait que j’étais parti vraiment vite, mais je m’amusais tellement! Je m’amusais vraiment bien, jusqu’au kilomètre 18-19, là, j’ai douté un peu, je trouvais que j’étais un peu trop fatigué pour le kilométrage parcouru. Mais je ne saurai jamais si ma course aurait été plus facile si j’étais parti lentement, aurais-je pu rattraper le temps perdu en début de parcours pour finir avec le même chrono? Impossible de savoir, je l’essaierai une prochaine fois. Cependant, j’avais confiance, grâce à mes entraînements assidus tout l’hiver et je n’aie pas dépassé des limites acceptables pour moi en début de parcours. J’en ai payé un peu le prix, je suppose, entre les kilomètres 25 et 40, mais au final, j’ai eu un bon chrono autant sur la première moitié que sur la deuxième moitié du parcours.

The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
7h25 AM – Au tout début du parcours

À la mi-parcours, au kilomètre 25, j’avais 3 h 15 au chrono. L’idée de terminer en 6 h 30 m’est passée par la tête, qui était en fait mon objectif secret, plus très secret maintenant. Puis, je me rappelle m’être fait cette réflexion, « en général, c’est ici que se termine ma course, en général, je fais ce même chrono et bien souvent, je sens que j’aurais pu continuer à la fin ». Probablement que je ne suis jamais allé vraiment à fond, sauf peut-être pour Bromont Ultra 25 km en octobre dernier, mais c’est rare que je ne sois arrivé au bout d’une course en me disant que je n’aurais pas parcouru quelques kilomètres de plus.

Et bien, je ne me doutais même pas à quel point j’allais être servie aujourd’hui.

À la mi-parcours, on croisait les navettes qui amenaient les gens sur le lieu du départ, en moins de 15 minutes, J’ai alors eu une petite pensée « ce serait vraiment facile d’aller m’asseoir dedans et de rentrer en bus » !

En fait, je me suis rendu au premier ravitaillement, sur les chapeaux de roues en mode adrénaline. Au 10e kilomètre, j’avais presque un PB « Personnal Best » time sur 10KM en sentier. Après le premier ravitaillement, j’ai senti l’adrénaline redescendre. C’est étrange, je n’étais pas du tout nerveuse sur la ligne de départ, mais une fois le départ donné, boum, un coup d’adrénaline m’a propulsé jusqu’au premier ravitaillement.

Qu’ou donc, y’a donc bien du monde sur un 50KM, moi qui pensait être seule pas mal tout le long. Il y avait trop de monde pendant les 25 premiers kilomètres. On était cordé, je ne m’attendais pas à ça.

Entre le ravitaillement 2 et 3, j’ai suivi un homme en huaraches. Au début, j’étais devant lui, puis il a passé à côté de moi, on a parlé un peu et il est passé devant. Je me disais que je n’avais pas d’affaire devant lui, il semblait avoir pas mal trop d’expérience pour que je passe devant. C’est donc à ce moment-là que j’ai enfin commencé à marcher dans les montées. Je l’ai perdu de vu, il est très certainement arrivé avant moi.

Huarache Bear Mountain 50K

Autour du kilomètre 20, on montait à pic, la fille devant moi que l’on voit sur l’image plus bas commence par me dire qu’elle a fait cette course à quatre reprises. Puis elle me dit, « je ne sais pas pourquoi les gens courent les montées au début » (ah ben oui c’est moi ça que je me dis). « Ou bien ils sont super en forme » qu’elle me dit « ou bien ils sont idiots ». Oups, c’est moi ça l’idiote que je me dis. Ensuite, elle me dit, « il y a une ascension infernale après le kilomètre 42, garde-toi des jambes ». OK thank you que je lui réponds.

The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
9h24 AM – Seulement 2h30 après le départ, c’est qu’il reste encore 4h30 d’effort là !

Aie aie aie, on est qu’à 20 là…

The North Face Endurance Challenge Bear Mountain 50KM

Puis un peu après le ravitaillement 3, autour du kilomètre 25, arriva le mal de ventre. Un genre d’envie d’uriner pressante, assez pour avoir envie de courir aux toilettes. Je cours en ne pensant qu’au prochain ravitaillement. Éventuellement, je m’arrête quelques minutes, une fille passe et je commence à courir à côté d’elle puis je lui demande si elle sait quand est le prochain ravitaillement, elle me dit non et me demande si j’ai besoin de quelque chose. Je lui dis que j’ai bien hâte de croiser une toilette. Puis elle me sort un sac ziploc avec des petites serviettes humides (whipes) et m’en donne une au cas ou. Ouin, ce n’est pas ton premier 50 toi là. Puis on voit soudainement le ravitaillement. J’y accours, la toilette est occupée, j’ai bien attendu là un bon 5 minutes. C’est juste que c’est une course cette affaire-là. Puis finalement la toilette se libère, j’y entre, puis impossible d’uriner. Huh, c’est la première fois que ça m’arrive une chose semblable. Je repars donc avec mon envie pressante et mon mal de ventre. Puis je réfléchis, me suis-je hydraté la veille, comme je l’avais si bien fait pour ma première course de 5 KM? Eh bien non. Ai-je assez bu pendant cette première moitié de course? Je ne pense pas, non plus. Je me décide donc à boire de façon régulière en ayant un peu peur de ce qui m’arrive. J’ai dû courir un bon 2 heures avec ce mal et cette inquiétude, disons que ça m’a joué dans la tête un peu. Difficile d’être dans ma zone pendant ce temps.

Puis c’est passé comme c’est venu.

Petite parenthèse, le lundi matin suivant la course, j’ai dû aller à la clinique médicale parce que je soupçonnais finalement une infection urinaire. Comme de fait, le médecin a posé ce diagnostic. Elle m’a prescrit des antibiotiques, au cas ou, mais elle m’a dit de tenter de me soigner d’abord en buvant beaucoup d’eau et de jus de canneberges et en prenant des comprimés de canneberges, eh oui, ça existe. Je lui ai demandé si le fait de courir à la chaleur (sans mentionner la distance, car je n’avais pas envie qu’elle m’envoie aux urgences) pourrait causer cela. Elle me dit que lorsque l’on se déshydrate notre urine devient très concentrée et cela devient un milieu idéal pour les bactéries causant les infections urinaires. Par la suite, j’en ai parlé à une amie qui m’a dit que les toilettes bleues (chimiques), on peut s’en douter, sont des milieux très propices aux bactéries. Les rouleaux de papier de toilette qui traîne là-dedans ne sont pas spic & span mettons. Morale de l’histoire, apporter des serviettes humides dans un sac ziploc mesdames puis n’ayons pas peur de faire pipi dans le bois, c’est finalement plus sécuritaire.

Pendant la course, heureusement, la douleur a fini par passer, mais j’étais tout de même dans un état mental négatif. J’ai réussi à garder le sourire mais il y a avait plusieurs moments ou je n’avais plus de plaisir, ça a duré quelques heures, j’ai bien eu des hauts et des bas entre le kilomètre 25 et 40, mais les hauts ne duraient pas. Il y a des gens cependant qui souffraient plus que moi, j’en ai même vu vomir sur les bords du sentier.

Et la fameuse question « Pourquoi je fais ça » est arrivée.

Quand j’ai passé la marque du 42 km, je me suis dit que j’en avais plus qu’assez et j’avais bien hâte que cela se termine. C’est là que j’ai puisé dans mes entraînements. J’ai couru tout l’hiver 5 à 6 fois par semaine un même trajet de 8 km, inutile de dire que je connais ce trajet par cœur. Après la marque du 42e kilomètre, je n’ai plus arrêté au dernier ravitaillement, « let’s get this thing over with » que je me suis dit. Puis j’ai visualisé mon parcours hivernal. Je me disais, ici je suis rendu au premier stop, ici j’arrive au Parc, ici, je traverse le Parc, plus que 4 km à faire pour rentrer à la maison. Sur les derniers 4KM, j’ai retrouvé ma motivation avec l’espoir de croiser bientôt l’arche d’arrivée. J’ai eu de la difficulté avec les descentes en dernier. Je pense que je m’étais cogné le genou quelque part, j’avais une ecchymose, et ça m’a causé de la douleur pour les descentes à partir du 30e kilomètre. Descendre sur les freins, j’haïs ça, car la descente, habituellement, c’est mon avantage, je me repose, j’avale des kilomètres sans me fatiguer et voilà que je perdais cet avantage. Les montées, n’en parlons pas, à 0.5 % d’inclinaisons, je me disais c’est bien une côte que je vois là LOL, marchons. J’ai pu courir toutes les portions plates et j’en éprouvais une certaine fierté. J’ai dépassé beaucoup de monde à la fin qui marchaient sur le plat.

La récupération

Je ne m’attendais jamais à ce que mon corps récupère aussi vite et bien. Je me dis avoir su, j’aurais arrêté de chialer 🙂 Donc dans mes entraînements pour mes prochaines courses, je vais travailler le mental en sachant que le corps est super fort. Plus fort qu’on ne le croit.

Mes apprentissages

Il y en a trop pour tous les énumérer, mais je retiens que j’aurais pu être plus forte mentalement, j’ai découvert que mon corps n’était pas au bout de ses capacités après tout. Finalement, je n’ai pas frappé de mur, mais je l’ai eu ma course ou je n’en redemandais pas à l’arrivée. Pour ma prochaine course, je vais essayer de rester plus positive mentalement dans les moments difficiles, sachant que mon corps est solide et capable de continuer. Aussi, j’avais sous-estimé la difficulté du parcours, pas tant au niveau du dénivelé même s’il y avait plus de dénivelés qu’on avait dit. On annonçait 1200 mètres et j’ai au total 1700 mètres à ma montre altimètre. Mais la difficulté était plutôt en rapport avec le type de sol sur lequel nous avons couru. Courir sur les roches ça use le physique et le mental, mais c’est ça le trail running. Je note aussi de mieux m’hydrater avant pendant et après la course. De plus, je pense que c’est important de manger plus en début de parcours, puisqu’à partir de la mi-parcours, je n’avais plus faim et je n’ai pas mangé grand-chose.

Résultat en chiffre

Mon objectif minimum était de terminer la course sans blessure, d’où la constance à l’entraînement cet hiver pour mettre toutes les chances de mon côté de terminer sans me blesser.

Mon deuxième objectif était de terminer en 8 h et mon objectif optimiste était de terminer la course en 7 h. Mon objectif secret, et bien il n’est plus si secret puisque j’en ai parlé plus haut.

À la toute fin, je ne pensais plus du tout au temps ni à mes objectifs, puis j’ai regardé ma montre et à environ 400 mètres de l’arrivée, j’ai été très surprise de voir 6 h 58 et quelques secondes. J’ai donc décidé de faire un sprint pour tenter d’arriver sous les 7 h. Ma montre me donnait 6 h 59 et 35 secondes au fil d’arrivée. Mais le temps officiel est de 7 h 02, ma montre a été en arrêt pour environ 500 mètres sur le parcours et je l’avais oublié.

Positions :

Classement général : 216/469

Femmes : 39/117

Femmes 40-44 ans : 5/14

Dénivelé positif : 1 753 mètres

Cadence moyenne : 8min27/KM

Vitesse moyenne : 7,15 KM/heure

Calories : 4078

Lien Strava de ma course : https://www.strava.com/activities/297012891

Lien Flybys de Strava (très comique si on coche d’autres coureurs dans la liste avant de cliquer Play) : http://labs.strava.com/flyby/viewer/#297012891

The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM The North Face Endurance Challenge Bear Mountain 50KM

The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
Fierté d’après course !

Et la question Pourquoi?

Pendant la course, je me suis dit que je ne referais plus une telle distance, que c’était trop dur. Mais après, je ne sais pas pourquoi on est comme ça, le souvenir de la douleur s’est estompé, et je n’ai qu’une envie, c’est de recommencer. J’ai littéralement flotté pendant 4 jours, je n’en revenais pas d’avoir été capable de faire ça. J’éprouve une grande fierté à avoir réussi non seulement à terminer la course, mais à m’être entraîné pour l’événement avec beaucoup de constance et de sérieux.

Prochains défis

J’ai quelques courses de moins longue distance à venir dont la Grande virée des sentiers de St-Bruno 20KM, ça va être le fun, car je l’ai fait l’an dernier, je pourrai donc comparer mes résultats et voir, je l’espère, une belle progression. Je ferai St-Donat Ultimate XC 38 KM. Je ferai aussi Harricana 65 KM en septembre. Pour les autres courses, il y en a plusieurs pour lesquelles j’ai un intérêt, entre autres, le Trans-Vallée ou Trans-Express au XC de La Vallée à la mi-août ou Québec Mega Trail 25KM ou 50KM, mais je ne suis pas encore inscrite.

The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
7h58 AM – 1 heure après le départ en mode on s’amuse bien !
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
9h13 AM – On s’amuse toujours !
The North Face Endurance Challenge Bear Mountain 50KM
Plus tard, le sourire cache un peu de fatigue, c’est l’image que je préfère entre toutes. Le sourire malgré la souffrance. Cette image fait on court aux U.S.A. non ?
Dean Karnazes The North Face Endurance Challenge Bear Mountain 50KM
Après la course, avec Dean Karnazes que j’admire beaucoup et mon amie Allessandra Pignatelli que j’admire tout autant.
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
7h58 AM – 1 heure après le départ
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
9h13 AM – Un aperçu du terrain rocailleux
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
9h13 AM – Un aperçu du parcours
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
10h52 AM – 3h52 après le départ, dernière image avant que ma batterie se meure
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
9h58 – Fait chaud là
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
9h58 – Fait chaud on est tanné là
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
10h03 AM – Après 3 heures d’effort, des bonbons, des chips, des patates !
The North Face Endurance Challenge Series Bear Mountain New York 50KM
10h03 AM – Du coke Oh que oui !
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24 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. felizecat dit :

    Woaw ! Formidable ton récit! Merci de partager! Pour le mental, il existe des trucs simples. Pour ma part, sur le Paris-Brest-Paris, alors qu’au 600ième km je pensais tout lâcher, le mental est devenu positif en me disant que je pouvais compter les 600 derniers kilomètres à rebours… Encore merci pour ton récit; bien hâte de faire ma première course en sentier et mon premier ultra!

    1. Merci Carl. Bonne idée de compter à rebours. 600 kilomètres, j’imagine que tu étais à vélo là? Pour le mental, je l’avais beaucoup travaillé quand je jouais au tennis compétitif, je pensais pouvoir transférer ces acquis, mais je réalise qu’il n’y a en fait rien d’acquis en ce domaine. Quand sera ta première course en sentier? Tu vas adorer, j’en suis certaine, c’est vraiment le plus beau sport du monde!

      1. felizecat dit :

        Ce sera la xtrail de Mont Sutton, le 30 mai. Merci de l’encouragement! Et oui, le 1200, c’était à vélo.

      2. Bonne chance, tu vas adorer Sutton, les sentiers sont superbes. 1200 Km de vélo, je suis sans mot, Bravo ! Je ne peux imaginer l’effort physique et mental pour un tel accomplissement.

  2. alexmailhot dit :

    Excellent billet Julie! Ça donne un très bon aperçu d’une première expérience sur un parcours de 50k (très rocailleux!). Bravo pour ta course et tes apprentissages, c’est la beauté de ce genre de course, on apprend à chaque fois et ça nous sert pour la prochaine, car oui on se dit « pourquoi je fais ça? », mais on recommence à tout coup! Signe que ça se passe autant dans la tête que dans les jambes. Bonne saison!

    1. Merci Alex, c’est ce que j’apprécie le plus de cette expérience, les apprentissages et la confiance de pouvoir recommencer! Et toi, comment as été ta course, c’était ta 3e ou même 4e participation, tu faisais le 50 miles il me semble ?

  3. maurice morel dit :

    Bravo Julie pour ton premier ultra! Ton recit me donne le gout de continuer a faire de la trail et de viser plus haut. Jai le modeste objectif de faire le 25k amdu bromont ultra cet automnesi ma saison se passe bien! Continues de partager ton expérience de course c’est cool de te lire!

    1. Merci pour ton commentaire Maurice. Le 25KM de Bromont Ultra n’est pas un modeste objectif, c’est en fait un super bel objectif pour garder la motivation à l’entraînement tout l’été. Je l’ai fais l’an dernier, le parcours est beau et exigeant à souhait. Bonne chance et bonne saison de course en sentier. Je serai peut-être sur le même parcours que toi au Bromont Ultra, je n’ai rien décidé encore.

  4. aurore dit :

    Super ! J’attendais avec beaucoup d’impatience ce récit de course. Et c’est normal quand tu arrives au bout de ne pas vouloir recommencer immédiatement, tu as fais un gros chemin donc tu es bien contente d’arriver et d’en terminer. C’est comme ça pour tous le monde je pense 🙂 Les jours post course sont les meilleurs avec l’euphorie ! Et puis quand c’est passé, si tu es accro, tu as juste envie de recommencer.

    Un grand bravo en tout cas, tes nombreux entraînements ont payé cet hiver et tu peux être fière de toi et de ton effort car tu n’as rien lâché.

    A bientôt, on se verra au départ du 65km UTHC 😉

    1. Merci Aurore, c’était un très gros objectif pour moi, on peut dire que j’ai donné tout ce que j’avais sur celle-là. Pour une première très longue course, je suis vraiment contente. En plus, ce dont je suis très contente est que je n’ai aucune blessure post-course et que ma récupération a super bien été. Après UTHC 28KM l’an dernier, j’avais attrapé une grippe avec 5-6 jours de fièvre à cause d’un système immunitaire affaibli par la course (je crois). Donc cette fois-ci d’avoir une récupération facile, ça veut dire beaucoup pour moi. Je crois que les entraînements ont payé pendant, mais aussi après la course! Bonne chance pour le Marathon de l’Hortus, j’ai vu ton parcours, ce n’est pas de la petite bière. J’ai hâte de te suivre. Et surtout très hâte de prendre le départ avec toi à Harricana 65KM, j’avais oublié que tu la faisais aussi.

      1. aurore dit :

        Je connais bien la « grippe post course ». Cela me l’a fait a deux reprises après des courses ou je me suis donnée. Pas bien, de la fièvre, très mal à la tête et très fatiguée aussi…
        Oui tu peux être contente et en plus ton temps, waouah quoi O:
        Merci, à bientôt !

      2. Tu as eu ça toi aussi, ce n’est pas drôle. Au retour de Harricana, je me sentais si bien, sur mon nuage, et puis boum, fièvre, malaise comme j’ai rarement eu. J’ai eu une petite leçon, mettons que ça m’a ramené sur terre. On apprends à se reposer post-course après ça !

  5. Une gros, gros bravo chère Julie !
    Comme tu le sais, j’ai suivi ta progression depuis tes tout débuts et je sentais, non, je savais que ça se passerait bien. Ben, relativement bien. 😉 Parce que comme tu l’as découvert (et si bien décrit), on passe à travers toutes sortes de sensations durant un ultra. Tout peut arriver, il faut juste savoir s’adapter, ce qui ne semble pas trop un problème pour toi. 🙂
    Bonne récup et on se revoit à St-Donat… ou peut-être avant ! 🙂

    1. Merci Frédéric, en tout cas, j’aurais dû dire dans mon article que mes longues sorties ont payées aussi. Difficile de résumer une course de 50KM et tout ce qui nous passe par la tête pendant la course. Mais j’ai pensé à mes longues et cela m’a aidé. Tu m’avais donc très bien conseillé. J’aurais aimé arriver au final et pouvoir dire avoir trouvé ça pas si difficile 🙂 mais si c’était facile, tout le monde le ferais et la satisfaction n’en serait peut-être pas aussi grande. Les apprentissages de cette course seront payants pour la prochaine. Comme tu dis, j’ai découvert qu’il faut savoir s’adapter. J’ai bien hâte à St-Donat. J’ai sous-estimé la difficulté du terrain rocailleux du 50KM de Bear mais laisse-moi te dire que je suis loin de sous-estimer le 38KM de St-Donat. J’ai comme l’impression que je vais en baver et qu’il doit être aussi difficile qu’une course de 50KM. Je ne me rappelle plus quelle distance tu feras. Hors propos, j’ai découvert à St-Bruno une super belle et longue côte (sortie St-Basile sur le sentier des lacs). Elle fait environ 2KM, on descend d’abord puis on remonte. Si tu es motivé, nous pourrions aller la faire ensemble à quelques reprises, chacun à son rythme d’ici St-Donat. Il va falloir ajouter un peu de dénivelé…

      1. Oui, si c’était facile, tout le monde le ferait. Comme mon jeune collègue qui disait qu’il n’avait pas couru ce matin parce qu’il était fatigué des travaux qu’il avait faits à la maison en fin de semaine… Lui s’attendait à ce que la course, ce soit facile !

        Pour St-Donat, ce sera le 60k pour moi. La petite trotte à Joan, c’est trop pour mes vieux os à seulement 3 semaines du Vermont. Ennuis, je n’ose m’imaginer me taper ce parcours-là aller-retour, ouf ! Car oui, il est difficile et le 38k n’est vraiment pas en reste car lui aussi passe la Montagne Noire et le Vietnam. Bien des heures de plaisir en vue !

        Je connais la descente vers St-Basile dont tu parles, elle fait partie de mon parcours fétiche. Je l’aime bien. Je l’enfile avant de me taper la tour de télécom et la montée de ski. Ça me fait un beau petit trio de montées-descentes. :-). Je suis évidemment partant pour une petite virée… quand je serai en mesure de marcher après Massanutten, bien évidemment. 🙂

      2. J’oubliais que tu allais faire Massanutten, serais-je un jour assez “Nuts” pour aller courir ça ? Toi tu es plus “nuts” que moi, tu dois donc faire le 100 miles à Massa nuts ten ? D’ailleurs, est-ce qu’il y a d’autres distance à cet endroit ? Bonne course, amuses-toi autant que tu peux 😉

      3. Massa nuts ten, elle est bonne ! 🙂
        Effectivement, je vais faire le 100 miles, qui fait 103.7 miles en réalité. Pas le choix, il n’y a pas d’autre épreuve, alors…
        Oui, c’est nuts, totalement nuts, mais quand on est dedans, tout nous semble complètement normal. Bizarre…
        Je suis pas mal certain que toi aussi, tu feras partie de la confrérie des nuts. Ça prend juste quelques ultras, puis un jour, quelqu’un te donne le coup dépend qu’il faut et voilà, tu te lances.
        Pat Godin l’a fait pour Joan et moi, peut-être seras-tu la prochaine sur sa liste ? 🙂

      4. Ah mais c’est une si belle folie. Je te souhaite une très belle course.

  6. Marilyne dit :

    Très inspirante ! C’est le fun de lire les péripéties d’une course comme celle là ! Continue ton beau travail !

    1. Merci Marilyne, c’est très gentil.

  7. Elodie dit :

    Premier récit que je lis de ton blog et … j’adore ! Bien écrit mais surtout un grand bravo pour cette performance. Au plaisir de te relire 😉

    1. Merci Elodie, j’ai déjà très hâte aux prochaines courses. Je me dis que c’est très bon signe après une longue comme celle-là.

  8. Rohnny dit :

    Superbe récit, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Bravo pour ton courage sur cette course. Bonne continuation à toi.

    1. Merci Rohnny et je suis bien contente de voir sur ton blogue que tu es toujours aussi actif en course. Bravo pour ta constance et bonne saison de course à toi.

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