Ma philosophie de course évolue et c’est tant mieux

Quand j’ai commencé à courir, fin 2012, j’avais des objectifs à long terme.

Je dois préciser cependant que quand j’ai commencé à courir, au tout début, j’ai douté de mes premiers objectifs. Je voulais courir un demi-marathon sur route, puis je m’entraînais sur le tapis roulant et je doutais. Je pensais que je n’en serais jamais capable, parce que de courir 5 KM était déjà  un exploit en soi. À chaque défi son doute quoi !

Tour du lac Brome
Premier 10 Km sur route, juin 2013, Tour du lac Brome, pas dormi de la nuit la veille !

Toutefois, au fur et à mesure que j’avançais se dessinait d’autres plans. Puis j’ai découvert la course en sentier, et lors de ma première participation à une course en sentier de 5 KM en juin 2013, j’ai découvert les ultras marathons.

Arrivée Tour du Massif des Falaises
Premier 10 KM en montagne au Tour du massif des falaises , octobre 2013
IMG_0908
Premier demi-marathon sur route, novembre 2013

Quand j’ai su ce  qu’était un ultra marathon, une course de plus de 42 KM, généralement en sentier, j’ai d’abord été renversée et très surprise de savoir qu’une telle chose existait !

Puis, mon désir  d’accomplir ce genre de défi est né. C’est alors que j’ai planifié ma progression sur 3 ans.

En 2013 j’ai donc couru plusieurs courses de 10 KM sur route et en montagne (vous trouverez des comptes rendus dans les archives de 2013 du blogue). Puis 2014 fut l’année des distances de 20 à 25  KM en montagne. J’ai participé à plusieurs courses, dont 7 d’une distance de plus de 20 KM en montagne (plusieurs comptes rendus dans les archives de 2014).

Ultra Trail Harricana
Plus longue course en 2014, le 28 KM en sentier Ultra Trail Harricana du Canada, septembre 2014

2015 fut donc l’année des ultras de 50 KM et plus. J’en ai fait plusieurs, de toutes les sortes et à toutes les vitesses (comptes rendus dans les archives 2015). J’ai participé à des courses plus techniques (racines/roches/boue) des courses avec plus ou moins de dénivelés, des parcours rocailleux, plus rapides, etc. J’ai aussi participé à ces courses dans des états physiques variables. Le Québec Mega Trail est un parcours rapide sur lequel je me suis donné à fond pour obtenir un de mes meilleurs résultats sur la distance de 50 KM (voir ma chronique). À l’opposé, le parcours de la chute du diable est un parcours que je considère aussi assez rapide, sur lequel j’ai progressé très lentement pour m’assurer de terminer la course, étant donné que j’avais fait soigner un claquage musculaire  en massothérapie, 24 heures avant le départ (voir ma chronique 24 heures avant le départ et ma chronique post-course).

Quebec Mega Trail 50KM
Meilleure performance 50 KM Quebec Mega Trail, juin 2015
RavitoDinguo
Prendre son temps au ravitaillement, avoir du fun, Chute du diable 50 KM, septembre 2015

Toutes ces courses m’ont permis non seulement de repousser mes limites, mais aussi d’expérimenter et de découvrir ce que j’aime. Ce que j’aime, autant par rapport aux types de parcours que par rapport à ma façon d’aborder lesdits parcours.

J’ai aimé courser de façon compétitive, tenter de conserver la 3e place au Québec Mega Trail fut des plus amusant et stimulant. La chance de vivre cette compétitivité pour défendre un podium, j’ai adoré.

Mais j’ai aussi découvert que j’adore manger pendant un ultra LOL. Pour ce faire, impossible de courser.

Manger des grilled cheese pendant que l’on court très rapidement sont 2 choses totalement incompatibles.

Plusieurs le savent, si le sang est pompé vers les muscles pour la course, il reste peu d’énergie à allouer à la digestion. Toutefois, lors d’une course plus lente comme celle que j’ai faite lors de ma participation à la chute du diable, aucun problème de digestion, alors go pour les sandwichs au Nutella, les grilled cheese, les chips, les patates, etc.

Toutes ces expériences m’amènent donc vers une perspective différente des courses ultras.

2016, sera donc l’année ou je me fais plaisir, j’ai moins envie de courser. Bon peut-être que mon naturel voudra tout de même ressortir (je suis une fille compétitive de nature, qui tente de calmer ses ardeurs). Mais, j’ai envie d’avoir du fun, de profiter des sentiers, de prolonger le plaisir, de profiter de la bonne humeur des bénévoles, de la nourriture aux ravitaillements. Oui, des fois, c’est le fun aussi de « courser » d’y aller à fond, si je le fais, ce sera très simplement parce que ça me tente.

Cette année, j’ai envie de participer à plusieurs courses, avec comme simple objectif de prendre mon temps !

J’aime parcourir de longues distances en sentier et voir des paysages auxquels je ne n’aurais pas accès seule par moi-même. Je me connais, je ne suis pas du type à partir en totale autonomie pour parcourir des distances de 50 km en trimballant mon eau et ma nourriture. Les courses d’ultra distance me permettent de le faire  en toute sécurité, je n’ai rien à transporter, les sentiers sont balisés et il y a même de l’aide médical disponible au cas où. Je peux ainsi découvrir des endroits où je n’irais pas seule tout en étant encouragée tout au long par les autres coureurs et les bénévoles.

Donc si vous voyez une fille pas pressée, le sourire aux lèvres cet été lors d’une course de 50 KM ou plus, probablement en fin de peloton, il est fort probable que ce soit moi !

Et pour ceux et celles qui hésitent à participer à ce type de course, je vous dirais, allez osez l’essayer. Allez-y à votre rythme, et le pire qui peut arriver sera de ne pas terminer le parcours, et alors ! Ma seule recommandation est de vous entraîner sérieusement afin d’être bien sûr d’avoir la forme physique nécessaire pour ne pas vous retrouver blessé en fin de parcours. Le reste a bien peu d’importance.

C’est en tout cas le mind-set que j’aurai pour relever le défi des 120 KM de la Petite trotte à Joan à la fin du mois de juin, le parcours le plus long que je n’ai jamais tenté.

La bonne humeur, l’expérience humaine de parcourir les sentiers avec les autres membres de l’équipe, l’expérience de courir de nuit, le privilège de pouvoir espérer compléter la distance, l’amélioration encore un peu plus de ma force mentale, le plaisir de voir les bénévoles nous encourager, le plaisir de manger aux ravitaillements, le plaisir d’être dans la nature, seront les moteurs de ma motivation à avancer, dans les bons et moins bons moments.

Dans un prochain article, je vous parlerai de ma philosophie à l’entraînement et ce qui est drôle dans tout ça est qu’il semble que je fais tout à l’envers mais ça fonctionne bien pour moi.

Cela dit, je vais quand même essayer de « faire un temps » lors du marathon d’Ottawa, fin mai. Mais c’est parce que 1, ce sera mon premier marathon sur route et 2, parce que  j’aimerais bien me qualifier pour celui de Boston. Ainsi, je pourrais aller courir Boston en « touriste » tranquillement pour simplement vivre l’expérience !

Harricana course en sentier
Plus longue distance à date 65 KM Ultra Trail Harricana du Canada, septembre 2015

 

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14 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Toujours aggreable a lire tes Blogs Julie! Si tu cherches un PACER pour Ottawa laisse moi savoir 🙂

    1. Merci Richard. Pour l’offre de pacer, je te remercie c’est super gentil de ta part. Je ne doute pas que ça m’aiderait grandement, mais comme c’est mon premier marathon, j’ai le goût de tenter la réussite en solo. Peut-être une autre fois, ce serait amusant. Si tout va bien, que j’aime ça et que je récidive, je te tiens au courant !

  2. Eric Leclerc dit :

    On dirait que ca me réconforte ton « post » 🙂
    Je ne m’inscrit jamais à des courses parce que je n’aime pas ça me presser, j’aime regarder le décors, prendre des photos, arrêter pour une poutine (ok, celle la c’était pas une si bonne idée, mais j’ai quand même réussi à continuer de courir après). Mais, c’est vrai que de faire la même chose mais avec du support, ça devient encore plus intéressant

    1. Merci, Eric pour ton commentaire. Hahaha une poutine, j’avoue que c’est un peu lourd 🙂 Ça me fait penser à Dean Karnazes qui arrête manger de la pizza au milieu de sa longue run. Tu as peut-être déjà lu ça dans son livre, c’est assez drôle et inspirant, il part puis quand il a faim, il se fait livrer de la pizza au coin d’une rue ou il s’est simplement arrêté avec son téléphone cellulaire ! Il se ravitaille et poursuit sa route. Je pense qu’il mange même en courant. Pour ce qui est des courses organisées, on paye un bon prix pour courir des longues en sentiers, faire durer le plaisir, prendre le temps de manger, de parler aux bénévoles, pourquoi pas ! De toute façon, arriver 3e ou même 1er ou dernier, qu’est-ce que â change dans nos vies ? Ce qui nous reste à la fin, c’est le souvenir du plaisir et de la fierté qu’on a eu à accomplir le défi, pas nécessairement la vitesse ou la position qu’on a eue. C’est le fun de performer en vitesse quand on en a envie, mais c’est loin d’être la seule façon de courir, même lors de course officielle.

  3. Eric Leclerc dit :

    drôle de timing, si on se fie a ce que TrailRunnerMag a publié aujourd’hui, tu vas être plus rapide à la fin de l’été 🙂 http://www.trailrunnermag.com/training/training-plans/2091-want-to-run-fast-learn-to-run-easy

    1. C’est un signe c’est sûr 🙂

  4. Runner Flower dit :

    Objectif 120 km ! … euh… comment dire…..j’y arrive pas…. je ne trouve pas… pourtant je cherche…. mais non, je ne trouve pas de mots pour exprimer mon admiration…. !

    1. Oui merci, mais pour l’instant, je n’ai fait que le plus facile, j’ai cliqué sur le bouton « Je m’inscris ». On en reparle une fois que c’est fait. J’ai bien l’intention de croiser le fil d’arrivée, je te tiens au courant par le blogue !

  5. C’est vraiment super que tu sois dans cet état d’esprit, car de toutes façons, lors de la Petite Trotte, ce sera difficile de courser ! Sur un tel parcours…
    Par contre, va falloir qu’on trimbale un peu de stock pour la première partie. En effet, veux-tu vraiment te fier à Dan pour nous ravitailler ? 😉

    1. Ah bon, moi je pensais que nous allions clencher Joan 🙂 Oui en effet il va falloir être un peu plus autosuffisant pour la nuit. Ça me rappelle lors de mon premier 21 KM en montagne, j’avais apporté tout un pique-nique, tout juste si je n’avais pas pris aussi une nappe. Tous mes gâteaux étaient pas mal écrapoutis à la fin, je n’avais évidemment pas mangé le tiers des victuailles. 🙂

  6. Elodie dit :

    Que j’aime ta philosophie, ta perception de ta pratique. 120 ?! Ça c’est un défi et pas des moindres. Bonne continuation pour la suite.

    1. Merci Elodie, oui 120 ! Comme on va y aller tranquillement, pourquoi pas ! En plus je ferai le trajet au complet accompagné de mon partenaire. Nous serons 8 équipes de 2 pour faire le parcours en entier. Comme ce n’est pas une course, elle se nomme La petite trotte à Joan, il n’y a pas de chronomètre. L’esprit est de vivre l’expérience en groupe et de compléter la distance. Voici le lien vers la page de l’événement. http://ultimatexc.com/ptjf.html

  7. Bonjour Julie, Je découvre ton blog via cet article et c’est une super découverte! je vais suivre de près tes aventures! Pour ma part, je passe de semi-marathon sur route l’an passé à marathon de la maxi race en mai! belle journée
    Jessica

    1. Bonjour Jessica, merci pour ton commentaire, ça me fait toujours plaisir de savoir que de nouvelles personnes découvrent et aiment mon blogue. Félicitation pour ta première course de trail du 21 mars dernier. Pour ma part, j’adorerais participer à une course en Europe, c’est sur mon « to-do-list ». Au plaisir de suivre aussi tes aventures. Bonne chance avec ton marathon prochainement.

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