Course : Ma philosophie à l’entraînement

Dans mon dernier article de blogue, je parlais de ma philosophie de course qui est en train de changer. Comment j’ai de plus en plus envie de prendre mon temps lors de mes participations à des compétitions d’ultra distance en montagne, des trajets de 50 KM et plus.

Aujourd’hui, je vous parle de ma philosophie à l’entraînement.

Ce qui est drôle dans tout ça est qu’il semble que je fais tout à l’envers, cependant, à date, ça fonctionne très bien pour moi. Je cours mes ultras tranquillement, en m’entraînant presque uniquement sur la route à des vitesses sommes toute beaucoup plus rapides que celles que l’on adopte sur des ultras en sentier.

courir
23 mars 2016

En tout cas, à ce jour ça fonctionne bien, par contre, le marathon d’Ottawa sera un bon test de mes méthodes peu orthodoxes.

Puisque cette course sera une longue course, rapide, sur route, je pourrai  voir si mes méthodes d’entraînement sans programme ni encadrement fonctionnent pour ce type de course. La petite trotte à Joan, naturellement sera le test ultime de mes méthodes. Ah la maudite curiosité qui me pousse à m’inscrire à de telles courses 🙂

courir en hiver
7 novembre 2015

Je m’entraîne donc majoritairement sur la route sur de petites distances pour courir des longues courses en sentier. Je fais en général 8 kilomètres à chaque  entraînement et je cours presque tous les jours. Je mise donc sur la constance plus que sur le volume. J’aime courir au feeling lors de mes entraînements, je le fais comme je le sens. Si je cours vite tant mieux sinon, ce n’est pas plus grave.

Je n’ai aucun programme d’entraînement et je ne fais jamais d’intervalles.

Je m’entraîne en vitesse quand j’en ai envie seulement et je mise là-dessus pour courir de longues courses à des vitesses beaucoup plus lentes avec un moindre effort.

Ma logique un peu à l’envers du monde : j’aime améliorer ma vitesse, simplement parce qu’elle me permettra de courir des longues distances, tranquillement avec moins d’effort.

Je ne cherche donc pas à améliorer ma vitesse dans le seul et unique but de courir plus vite. J’aime améliorer ma vitesse, par souci d’efficacité pour parcourir des trajets plus longs tranquillement ! Celle-ci n’est donc pas en avant-plan de mes entraînements, mais une conséquence agréable de la constance de mes entraînements.

Paysage d'hiver
6 janvier 2016

Je touche du bois, mais je n’ai eu aucune blessure me forçant à l’arrêt depuis que j’ai commencé à courir en 2012. Et depuis que je cours 5 à 6 fois semaine, soit un an et demi, quelques soucis, mais aucune blessure me forçant à l’arrêt non plus.

courir en hiver
29 décembre 2015

Mon seul « requis » est donc de courir constamment. Ceci veut dire de 5 à 6 fois par semaine depuis plus d’un an et demi. Beau temps, mauvais temps, je sors courir sur le quasi même parcours. Il est vrai que ce n’est pas toujours super le fun et souvent plutôt routinier, mais ça a l’avantage d’être très très simple.

Aucun programme à suivre, aucune vitesse imposée.

J’essaie de ne pas être déçu lors d’une sortie plutôt difficile et lente. Les progrès en course à pied ne se mesurent pas jour après jour. Pour ma part en tout cas, je constate des progrès au fil des mois, et mêmes parfois seulement au fil des années. Ce que je crois cependant est que le corps s’adapte et devient de plus en plus efficace. J’en ai pour preuve des sorties de plus en plus rapides ici et là avec en prime des rythmes cardiaques de plus en plus bas et la sensation de fournir moins d’effort pour des vitesses plus rapides. Cependant, je n’en ai pas la preuve chaque jour, il y a des jours où je me crois moins en forme qu’il y a 6 mois, mais c’est un leurre, c’est simplement une journée « sans ».

Paysage d'hiver
4 février 2016

Je ne dis pas que de suivre un programme n’est pas bon, je dis simplement que je ne crois pas que ce soit nécessaire pour s’améliorer. Pour courir plus vite ou mieux, il faut courir. Courir avec constance à longueur d’année est très payant. Un autre avantage de courir sans programme d’entraînement est que je suis à l’écoute de mon corps et je ne m’impose pas de vitesse quand je me sens plus fatigué. Je suis certaine qu’un programme peut être bénéfique, cependant ça ne « fit » pas avec moi. Je n’en ai jamais suivi, même au tout début.

Au début, je courais 15 minutes sur le tapis roulant à la vitesse de 6 min/KM parce que ça me semblait raisonnable comme vitesse et que je peinais un peu à maintenir le rythme, mais pas outre mesure. Puis, j’ai simplement augmenté graduellement, la fréquence et le nombre de kilomètres. La vitesse est venue d’elle même de façon naturelle avec le temps. Je ne l’ai pas forcée, je l’ai simplement constatée. C’est ce que j’aime en fait de laisser faire les choses d’elles-mêmes sans trop m’en soucier.

courir en hiver
4 février 2016

Étrangement, lors de mes sorties quotidiennes, après 50 mètres, je suis en mesure de savoir si la sortie sera facile, normale ou pénible. Je regarde ma vitesse avant même d’avoir franchi 100 mètres et je vois comment je me sens. Des fois, je me sens très énergique à une vitesse de 5 min 10 s/KM, je sais à ce moment-là que ma course sera facile. D’autres fois, sans aucune raison apparente, je me sens patate à 5 min 40 s ou 6 min/KM, je sais à ce moment-là que cette sortie sera pénible. Je n’y attache pas trop d’importance, ayant confiance que je continue de bâtir ma forme physique peu importe les sensations du jour.

courir en hiver
13 février 2016, journée la plus froide de l’hiver avec un ressenti de -37 degrés celsius.

J’aime bien les belles surprises d’une sortie plus rapide que d’habitude avec moins d’effort, mais celles-ci sont occasionnelles tout comme les courses lentes et pénibles. Donc les bonnes et moins bonnes courses, je sais que je peux leur accorder la même importance, soit celles des « outliers », des exceptions. Les sorties finissent par contribuer à une moyenne qui augmente tranquillement au fil des mois/années.

courir en hiver
24 mars 2016

Et puis finalement, la vitesse, j’en parle ici encore plus que je ne devrais 🙂 La sensation d’être en mouvement, de faire le vide dans ma tête, de profiter de l’air pur, du soleil quand il y en a, de voir de beaux couchers de soleil hiver comme été, reste ma principale motivation pour toutes ces sorties. C’est aussi simplement devenu une habitude avec le temps. J’en ai besoin comme on a besoin de se brosser les dents avant d’aller dormir.

Ah j’oubliais une autre très grande motivation pour courir, peut-être que j’aurais même dû la nommer en tout premier lieu, j’aime pouvoir manger pas mal tout ce que j’ai envie, sans prendre de poids. Je l’ai déjà dit, j’adore manger, j’adore aussi les cocktails, j’en invente même des nouveaux régulièrement !

paysage d'hiver
17 février 2016

Au fil des ans, constance et régularité à l’entraînement pendant tout l’hiver et le printemps (novembre à mai) me donne une forme toujours meilleure pour les grands défis de l’été et de l’automne (juin à octobre).

Des fois je me sens moins motivé, mais il suffit que je me retrouve en sentier à vivre des moments de pur bonheur pour me convaincre de continuer à m’entraîner toute l’année durant.

courir en hiver
11 mars 2016

Voilà, c’est assez simple comme approche. Je sais que ça fonctionne très bien pour réaliser des défis de 50 KM en montagne. Je ne sais pas ce que ça va donner pour le marathon sur route, parce que je vais entrer en territoire inconnu. Et je sais encore moins ce que ça donnera pour La petite trotte à Joan, un autre territoire très très inconnu pour moi.

Je vous en donne des nouvelles.

Paysage d'automne
8 novembre 2015
Paysage d'hiver
27 décembre 2015
courir en hiver
23 mars 2016
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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. BoLou dit :

    Bonjour Julie.Nous avons la même philosophie,c’est à dire,courir pour le plaisir avant tout !!!! Je n’ai jamais suivi de programme d’entraînement et j’ai commencé, tout comme toi, sur un tapis.Courir 5 km à du 6 km/h (je ne connais pas mon pace temps/km ) était tout un exploit hahaha Je n’ai pas les mêmes objectifs que toi par contre,loin de là 🙂 Mais je sors courir très régulièrement des beaux 10 km et j’y vais au feeling…la forme est bonne,go on y va,moins bonne je prends mon temps 🙂 Je garde toujours à l’esprit mon objectif et ma priorité  » Avoir du PLAISIR  » Bonne course 2016 et have fun !!! Lou

    1. Bonjour Lou, super pour ta course, ça me ressemble beaucoup, début avec le tapis, 5KM était en effet un exploit, je m’en rappelle encore très bien ! Continue d’avoir du fun et bonne saison 2016 à toi aussi.

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