La semaine avant mon ultramarathon de 120 kilomètres

   La semaine avant La petite trotte à Joan fut intéressante à quelques égards.

L’épicerie

D’abord, l’épicerie ! Je me suis rendu à l’épicerie afin d’acheter la nourriture dont je pensais avoir besoin sur le parcours. Étant donné que nous n’aurions pas accès à de la nourriture avant le 40e kilomètre, puis au 60e et 80e kilomètre, il me fallait transporter quelques items. Je ne savais pas trop ce que je voulais transporter, mais j’ai arrêté mon choix sur des barres substituts de repas Vega. Je trouvais important pour une longue distance de manger des protéines, gras et glucides et non pas seulement des sucres. Les barres me semblaient pratiques, toutefois, je savais que je prenais un certain risque étant donné que je ne les avais jamais testés en entraînement. Les ingrédients naturels et la facilité du transport finir pas me convaincre. Reste à savoir comment elle tiendront au soleil dans les drops bags (sacs d’appoints).

Ce fut somme toute assez drôle de faire l’épicerie à l’envers de ce que j’ai l’habitude de faire. C’est-à-dire que je souhaitais des aliments petits, facilement transportables et très caloriques. Je regardais donc les informations énergétiques sur les emballages d’un autre œil.

Pour le sel, ce fut aussi un peu comique, je cherchais du bouillon de poulet avec le plus de sodium possible. Moins 25 % de sodium, très peu pour moi. J’ai fini par trouver celui qui en contenait le plus, pour ainsi tenter de compenser la perte en sodium, surtout de par la sueur, pendant la course. Sauf que finalement du bouillon de poulet froid, c’est pas très bon, alors j’ai plutôt opté une fois à la maison pour des petites gourdes de jus d’orange avec un peu de sel dedans. J’utilise les « soft flask » Salomon, j’en prends deux à l’avant dans les pochettes adaptées du sac et deux dans le dos. Ainsi, je transporte facilement deux litres de liquide différent dans chaque bouteille de format de 500 ml.

Hâte d’avoir des nouvelles

Des amis m’ont aussi dit, j’ai hâte d’avoir de tes nouvelles et moi de répondre, « moi aussi ! ».

Je me sens comme si j’allais traverser un quelconque territoire m’amenant dans une autre dimension. LOL

Je me rappèle Widy Grego, l’an dernier, qui avait dit à sa blonde « à tout à l’heure » au départ, comme s’il s’en allait faire une petite ballade autour du bloc, et bien moi, c’est l’inverse. « À tout à l’heure » ne va  pas du tout avec mon sentiment.

Section camping

J’ai aussi appris que l’on trouve toute sorte d’items très pratiques dans la section camping chez MEC. En particulier, le « Tissu on the Go » avec son distribteur de feuilles intégré. Je ne suis certainement pas une vraie trailrunner si je pars avec le papier de toilette dans un distributeur  intégré ! Toutefois, j’ai fini par trouver encore mieux, des lingettes biodégradables sans parfum. Ah ça c’est du luxe.

drop bags

Les drops bags

Et puis les fameux drops bags. Nous avions droit à 3 sacs d’appoints avec du matériel dont nous pensions avoir besoin sur le trajet. Les bénévoles s’occupent de nous les apporter, dans notre cas, au 20e, 60e et 102e kilomètre. Tout un casse-tête, moi qui ai de la difficulté à me restreindre quand je pars en voyage et apporte toujours trop de bagages ! Trois drops bags, c’est quasiment trop. En tout cas, on peut dire que j’ai fais mon anti Joan Roch avec les drops bags. Pour ceux qui connaissent Joan, vous savez qu’il court très léger et apporte très peu de « bagage ». Et bien moi, c’est l’inverse ! Des vêtements de rechange, de la nourriture, des souliers, etc. trois beaux sacs pleins, s’en est quasiment gênant. Mais bon j’ai une excuse, c’est mon premier long ultra.

Mais maudit que c’est long préparer tout ça, finalement Joan, je l’envie de pouvoir courir avec quasiment rien sur le dos en ne mangeant presque pas. L’expérience viendra, si tout va bien et que je récidive avec ce genre de distance, je saurai un peu plus ce dont je risque d’avoir besoin.

Ultramarathon matériel

Quelques épreuves familiales et personnelles

Mon conjoint Lambert a dû se rendre au chevet de sa maman à l’hôpital deux jours avant le départ de la course. Elle est âgée et souffre d’un cancer en phase avancée. Inutile de dire que les plans ont été chamboulés pour lui. J’aurais aimé le soutenir dans cette épreuve, mais je ne me voyais pas laisser tomber mon partenaire et annuler ma course après tout ces mois de préparation. Nous avons donc convenu  que s’il lui fallait rester il allait naturellement annuler sa propre course et ne pourrait être présent à mon arrivée. Ce que je comprends tout à fait. Les probabilités sont assez grandes que je puisse la voir à mon retour dimanche. Si son état est stable, Lambert viendra seulement samedi pour sa course et mon arrivée. Je me croise les doigts.

Nervosité

Et bien, probablement parce que c’est l’inconnu et que je ne sais pas dans quoi je me suis embarqué, à moins de 18 heures du départ, je ne ressens pas de nervosité. À part une douleur étrange dans le genou, je ne sais pas du tout d’où elle sort celle-là, des genres d’élancements, serais-ce dû au “taper” et au fait que je n’ai presque pas couru cette semaine ? Aussi, à 48 heures du départ, je découvre un petit problème de peau sèche et craquée sur le côté de mon pied, donc encore plus de magasinage chez Jean Coutu pour tenter de trouver de quoi tenter de prévenir une aggravation pendant la course (je vous épargne les photos de pieds). Finalement, je pense que c’est parce que ce défi m’apparaît encore très irréel que je ne ressens pratiquement pas de nervosité. Comme je vais aller me coucher très bientôt,  on verra, si j’ai enfin pu bien dormir la veille d’une course, ce serait quasiment une première.

course

Massothérapie

J’ai été gâté par mon massothérapeute sportif, Norbert Monast de chez Aromasso Concept, qui m’a offert gracieusement mon massage pré course le lundi précédant. En passant, Norbert est excellent, qui plus est si vous avez besoin de soin plus vigoureux de massothérapie sportive.

Levée de fond

À 2 jours du départ de la course, notre levée de fond pour La Maison Bleue était presque rendu à 1200 $ d’amassé. J’ai donc fait une petite relance sur Facebook et plusieurs amis ont contribués généreusement, nous aidant même surpasser ce montant. Nous avons donc réussi à amasser plus de 10$ par kilomètres parcourus. D’ailleurs, je veux remercier tout le monde qui a contribué à notre cause dans le cadre de cette course. Ce fut une expérience des plus intéressante et valorisante de sentir que nous faisions une petite différence pour une cause qui nous touche. Aussi, il est toujours temps de donner si le cœur vous en dit.

Je suis prête

Aller, tout est prêt, je suis prête. Merci à Kari Traa qui m’habille de la tête aux pieds.

J’ai donc l’occasion de tester la durabilité, le confort et le nettoyage des vêtements Kari Traa pour les conditions d’ultramarathon en sentiers boueux.

Je vous redonne des nouvelles très bientôt, et moi aussi, j’ai hâte d’en avoir !

En terminant, maudit que c’est le fun de manger de la crème glacée directement du pot à volonté sans aucune culpabilité !

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Valérie Quirion dit :

    Bonne course Julie!!!
    J’ai tellement hâte de lire le récit de cette course.
    Amuse toi!!!

    1. Merci Valérie, je n’avais pas vu ton commentaire avant la course. Le récit suivra, mais ça s’est bien passé, si je peux résumer ainsi, bien sûr, toutes sortes de péripéties et difficultés, mais c’est normal. En tout cas, nous avons réussi et sommes arrivés au bout de la distance et du dénivelé.

  2. Ça fait drôle de lire ça après la course… 🙂

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