Chute du diable 80 kilomètres ou pas ?

50 kilomètres ou 80 kilomètres ?

Cela fait plusieurs semaines que je réfléchis à la distance à laquelle je souhaite m’inscrire pour la course La chute du diable qui aura lieu le 3 septembre prochain à St-Mathieu du Parc, dans la région du Parc National de la Mauricie.

Parce que oui, une chose est certaine, j’y serai. J’ai tellement aimé cet événement l’an dernier, que j’étais déjà certaine d’y revenir en 2016. J’y avais alors couru le 50 kilomètres au rythme du bonheur. J’y étais allé sans aucune pression de performance et cela fut une de mes plus belles courses de l’année. J’en ai encore des souvenirs mémorables tellement j’avais trouvé ça le fun de courir tranquillement, de prendre le temps de saluer les bénévoles aux postes de ravitaillement, de me « commander » des sandwichs au Nutella, de capturer quelques images et vidéos. Pour les curieux, voir mon article de blogue à ce sujet, « Comment courir un 50 kilomètres sans se fatiguer ».

Ce qui fait que pour cette année, je me demandais depuis un certain temps si je préférais courir à nouveau le 50 kilomètres au rythme du bonheur, au rythme performance ou de tenter le 80 avec son temps limite de 14 h. Le rythme du bonheur sur le 50, était pour moi un temps de course de 9 h 52, temps en mouvement de 8 h 22, j’ai donc vraiment pris mon temps aux ravitaillements, 1 h 30 en arrêt sur un 50 kilomètres, c’est énorme (https://www.strava.com/activities/386096931/overview).

Strava Chute du diable

Si on compare avec mon « meilleur » 50 kilomètres au Québec Mega Trail 2015, 6 h 33 de temps total de course, dont 6 h 21 en mouvement, ce qui veut dire seulement 12 minutes en arrêt. (https://www.strava.com/activities/344142088/overview) ! Pas du tout la même course.

Strava Quebec Mega Trail

À ce rythme du bonheur sur la chute du diable, impossible de rencontrer le temps limite de 14 h 00 du 80 kilomètres, puisqu’il me faudrait alors 15 h 45 pour compléter.

Petite ou plutôt grande parenthèse, comme vous le savez, je suis ambassadrice Kari Traa, drôle de coïncidence, la personne responsable de la marque en Amérique du Nord me disait vouloir faire une publication à mon sujet sur leur page Facebook et elle m’a demandé d’écrire un court paragraphe à propos de ma motivation en course à pied. Une autre drôle de coïncidence, j’ai fait une conférence dernièrement pour un groupe de coureur s’entraînant pour un marathon sur route, à la boutique Coin des Coureurs du quartier DIX30, dont le sujet était la motivation.

Puis dernièrement, un ami m’a prêté un livre, Running by Feel de Matt Fitzgerald. Une des choses dont il parle beaucoup qui est selon lui, le moteur de la motivation et de l’amélioration, le plaisir.

Ceci pour dire que tout cela m’a fait réfléchir. La seule raison pour laquelle j’hésite à m’inscrire au 80 kilomètres est que j’ai peur de ne pas avoir de plaisir en tentant seulement de rencontrer le temps limite. Pour cette course, contrairement à La petite trotte à Joan, les règles sont très claires, il y a plusieurs temps limites intermédiaires aux postes de ravitaillements du 36e, 46e, 57e et 71e kilomètres. Si on n’y arrive pas à temps, c’est terminé, il faut se retirer du parcours.

Toutefois, de ce que je comprends, contrairement à La petite trotte à Joan, si on arrive à temps au 71e kilomètre, il est alors possible de compléter la distance, même si en dehors du temps total alloué de 14 heures.

Et ceci, croyez-moi, peut faire une grosse différence puisque nous ne pouvons être retirés du parcours n’importe où, n’importe quand ou même n’importe comment après le 71e kilomètre. J’ai même l’intention d’écrire au directeur de course pour m’en assurer afin que tout soit bien clair.

J’ai envie de tenter le 80, j’ai le goût de partir à la lampe frontale vers 5 h du matin. Je n’ai pas envie de n’en faire qu’une bataille contre un temps limite qui est somme toute un peu serré pour moi.

Je pense donc m’inscrire au 80 kilomètres en acceptant d’emblée qu’il se puisse que je doive me retirer du parcours avant la fin. J’ai le goût que ce soit plaisant, ce qui pour moi veut dire de prendre mon temps. Je n’ai pas envie de me priver de ce plaisir de participer au 80 kilomètres, simplement par peur de l’échec. Je pense que je vais donc y aller sans pression de performance, advienne que pourra ! En tout cas ma décision finale n’est pas encore prise, je surveille chaque jour le nombre d’inscriptions afin d’être bien certaine de ne pas manquer la chance de m’inscrire à l’une ou l’autre des distances.

Le plaisir reste ainsi au centre de ma pratique sportive, autant dans mes entraînements que dans mes courses.

Je crois fermement que si on ne trouve pas de plaisir, il est difficile de persévérer et l’on risque d’abandonner. Je pratique la course à pied avant tout pour garder la forme, pour moi, le plus important est de courir à longueur d’année pour des années à venir. J’ai donc l’intention de continuer de favoriser le plaisir, le plus possible. Je ne dis pas que ce n’est pas plaisant de performer à notre meilleur, c’est aussi ce dont j’ai envie parfois, mais dans le moment, ce n’est pas le cas.

J’ai envie d’une belle ballade dans le bois, sans pression de performance. Peu importe ce qui arrivera, le plaisir sera au centre de cette prochaine aventure, même s’il devait me coûter un DNF (did not finish) au temps de passage.

Et puis côté plaisir, j’ai une petite revanche à prendre. Je pense que lors de ma dernière course, La petite trotte à Joan, j’avais tellement peur de la distance que j’en ai un peu oublié le plaisir, sans parler de la manière dont tout cela s’est terminé…

J’annonce donc presque un DNF en avance et je vous préviens que si il le faut, oui je vais terminer cette course dans une voiture avec le sourire 🙂 Et je suis très à l’aise avec ça.

Naturellement, ceci n’est pas une prémisse à l’abandon. Je crois aussi que je peux arriver à compléter le parcours, j’ai simplement envie de ne pas me mettre trop de pression avec ça. Je sais aussi que je suis suffisamment entraîné pour tenter la distance et je ne prends pas cette aventure à la légère non plus.

C’est ce que j’aime en course à pied, en dehors du respect du temps limite, il n’y a aucune règle imposée. Il n’y a aucune obligation à s’entraîner de telle ou telle manière, à courir de telle ou telle façon, à performer ou non. Chacun y va à sa manière et c’est très bien ainsi. Aucun dénivelé imposé, aucun kilométrage hebdomadaire requis, on fait ce qui nous plaît et ce qui marche bien pour soi-même et qui plus important encore nous rends heureux.

Trucs Facebook

Suite à l’épisode, Post-Petite trotte à Joan, j’ai décidé de faire du ménage dans mon fil personnel Facebook.

D’abord, j’ai décidé de publier beaucoup moins sur ce fil personnel, invitant les gens à plutôt suivre ma page Facebook. Aussi, sur ce fil personnel, il y avait des publications que je ne souhaitais plus voir et d’autres que je ne voyais pas que j’avais envie de voir. J’ai donc fait quelques recherches et trouvé cette option de sélection de publications. Par exemple dans l’image ci-dessous, on voit la page personnelle de mon conjoint Lambert. En naviguant sur sa page, j’ai sélectionné « Voir en premier ». Ainsi, s’il publie, j’ai de bonnes chances de le voir apparaître dans mon fil de nouvelles. Pour ceux qu’on ne souhaite plus voir, on peut sélectionner « ne plus voir », tout en restant quand même « amis Facebook ».

Page FB perso

Je suis aussi abonné à des pages d’athlètes dont je ne voyais pas les publications sur mon fil personnel, j’ai donc fait la même chose avec ces pages.

Par exemple sur la page Yellowrunner à propos de Sally McRae, j’ai aussi sélectionné « Voir en premier ». Ce qui fait que mon fil Facebook est vraiment mieux maintenant, parce que les publications des athlètes que j’aime y apparaissent maintenant en premier.

Yellowrunner

Si jamais vous voulez voir plus de mes publications provenant de ma page Facebook, je vous invite à cliquer sur « J’aime » si ce n’est pas déjà fait et à sélectionner cet item « Voir en premier » dans le menu « J’aime déjà ».

Page Facebook

Voilà, je vous tiens au courant une fois la distance choisie pour la Chute du diable. En tout cas, une chose est certaine, le diable n’aura qu’à se tenir tranquille, j’ai bien l’intention de profiter pleinement de cette prochaine aventure, peu importe comment elle se terminera.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Je ne comprends pas ton hésitation… 80 km, c’est 60% plus de plaisir que 50 km, non ? 😉
    Hi hi hi !!!

    1. Ah oui et zut de zut, 33 % moins que 120 😉

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