En course à pied, le besoin de m’amuser

Cet été, suite à ma course de 120 kilomètres de la Petite trotte à Joan, j’ai ressenti le besoin de simplement m’amuser en entraînement.

Je suis donc sortie courir comme d’habitude, tranquillement sans aucun objectif de vitesse.

Puis j’ai réfléchi à ma façon de m’entraîner et à mes objectifs à long terme.

Je fais finalement face à mes limites. Limite de temps que j’ai envie de consacrer à l’entraînement, limite à ma motivation d’en faire plus.

J’aime mes entraînements que j’appellerais un peu pépère. Je m’explique, il est vrai que cela demande de la discipline de sortir courir au minimum 5 à 6 jours par semaine à longueur d’année. Il est vrai que ces simples sorties de 8 à 10 kilomètres par jour, 40 à 50  kilomètres par semaine, pour environ 2450 kilomètres par année, sont amplement suffisantes pour me permettre de courir des distances ultramarathons en sentier de 50 kilomètres et même de 80 kilomètres. Toutefois, mes entraînements n’ont rien de bien exceptionnel. Comme je ne fais presque pas de dénivelé ni d’intervalles, je m’aperçois que finalement ces temps-ci, je n’y mets pas d’effort tant que ça.

Je fournis l’effort de courir presque chaque jour, mais pendant mes sorties, l’important pour moi est de m’amuser sans me mettre de pression de performance. C’est la manière avec laquelle j’arrive à maintenir cette constance que je trouve importante pour maintenir ma forme physique.

Par contre, il me faut accepter que ce n’est pas avec ce genre d’entraînements que je pourrai accomplir de plus longue distance au-delà de 120 kilomètres.

Pour la première fois depuis que j’ai commencé à courir en 2012, je fais face à mes limites. C’est-à-dire, que pour la première fois, je réalise que si je veux aller au-delà des distances que j’ai déjà parcourues, il va me falloir en faire plus, bien plus à l’entraînement et je me rends compte que pour l’instant, je n’ai pas envie d’en faire plus à l’entraînement. Ceci pourrait changer, je laisse la porte ouverte, on ne sait jamais.

C’est difficile pour moi à expliquer, mais je me retrouve avec la conscience des efforts à fournir pour accomplir de plus longues distances et la réalisation que je n’ai pas vraiment envie d’en faire plus. Je fais donc face à ce nouveau défi de continuer de garder ma discipline de courir presque chaque jour, même si je n’ai pas de défis encore plus grands que le précédent au calendrier.

La solution que j’ai trouvé pour faire face à ce nouveau défi est de me concentrer sur le plaisir de courir. De m’amuser simplement.

Je me trouve donc dans une zone confort, avec ces distances hebdomadaires sans rythme ni intensité imposés.

Pour l’instant, j’ai bien envie de simplement continuer de m’amuser. C’est en m’amusant lors de mes sorties de course que je continue à être motivé pour sortir courir presque chaque jour. Dans le fond, ça fait drôle à dire, mais j’ai quasiment l’impression que je cours parce que je suis paresseuse. La facilité de la course à pied, la simplicité de sortir courir n’importe où, n’importe quand et le plaisir de courir tranquillement, sont les moteurs de ma motivation. La course à pied est pour moi le moyen le plus simple, facile et efficace pour garder la forme. En plus, cette activité me permet de profiter de la vie en éprouvant du plaisir à bouger tout en admirant la nature.

Je remercie encore une fois Kari Traa qui me supporte “rain or shine” puisque mon rôle d’ambassadrice m’a grandement aidé à garder la motivation, suite à ma longue course de 120 kilomètres de juin dernier. Je m’amuse chaque fois que je sors courir, en prenant quelques clichés que je peux ensuite partager avec vous, lecteurs de mon blogue et abonnés de ma page Facebook.

Alors merci à vous aussi, vous m’aidez à garder la motivation en me permettant de partager ces moments de plaisir en images.

Je participerai à la course La chute du diable, je n’ai pas encore pris ma décision quant au choix de la distance entre le 50 ou le 80 kilomètres. Je vous tiens au courant.

En attendant, voici mon été de course, en images.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Julien Larochelle dit :

    Parfaitement d’accord relever de nouveaux défis est stimulant mais il ne faut pas oublier le plaisir. Être capable d’accomplir une chose ne nous oblige à le faire. Merci. J’ai trouvé dans ton blogue la permission d’être un coureur ordinaire dans un monde de l’ultra que je croyais réservé à une élite.

    1. Merci Julien de ton commentaire. En effet, être capable ne nous oblige pas à le faire. En plus de garder la forme, le plaisir peut aussi être le principal objectif !

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