50 kilomètres La chute du diable, courir pour le plaisir et côtoyer des gens formidables

Courir 50 kilomètres, c’est dur. Courir 50 kilomètres, c’est le fun !

Un des avantages d’avoir déjà couru 50 kilomètres à quelques reprises est que le rituel de la veille de course est assez rapide. Tout est pas mal « rodé » côté organisation du matériel. Et puis finalement, pour courir un 50 kilomètres où il y a des ravitaillements chaque 7 kilomètres, on n’a pas besoin de grand-chose. Deux fois 500 ml d’eau, quelques barres de Fruits 2, un délicieux sirop d’érable Brix (wish I had more !), mon meilleur ami lanacane (crème anti-frottement), mon iPod, ma montre, mes vêtements de course Kari Traa naturellement :), ma casquette et c’est tout !

La semaine précédant la course fut assez difficile. Comme plusieurs le savent déjà, nous avons dû faire euthanasier notre petite chienne le lundi précédent (voir mon article à ce propos). Cela a été très difficile pour moi et mon conjoint. Nous l’adorions et la maladie s’est emparée d’elle très soudainement. Nous avons donc dû prendre une décision rapidement, nous n’étions pas prêts… Ce qui fait que côté sommeil et alimentation, c’était loin, très loin, d’être optimal. Toutefois, nous sommes arrivés sur place la veille, à l’excellente Auberge St-Mathieu du Lac où j’ai pu dormir d’un sommeil profond et ininterrompu de 11 h 30 du soir à 4 h 15 du matin. Un sommeil ininterrompu, la veille d’une course, c’est définitivement une première pour moi !

Au petit matin, je me suis vraiment demandé ce que je faisais là à me préparer à courir 50 kilomètres après cette semaine difficile et épuisante. Je me suis dit, je vais y aller un kilomètre à la fois, de la même manière que j’avais vécu ma semaine, un jour et même parfois une heure à la fois. Continuer malgré les épreuves fut mon « motto » pendant la semaine, j’ai donc décidé de l’adopter pour la course. Aucune obligation de finir ou d’aller « vite », seulement le défi d’avancer en espérant rallier l’arrivée.

Pour nous rendre au départ, nous avons droit à une belle « ride » en autobus jaune d’une durée d’environ 2 h.

Course de 50 kilomètres chute du diable

Course de 50 kilomètres chute du diable

Puis, avant le départ,  j’ai eu la chance de côtoyer une belle gang de coureurs souriants, de faire de belles rencontres, de recevoir des mots de sympathie pour la perte de ma petite chienne et des mots d’encouragement pour le défi à venir. De belles rencontres, en particulier avec Caroline Beaton, quelle belle énergie, quel beau sourire elle a cette fille, fière ambassadrice Altra Running ! Et bien, j’étais contente de porter mes Altra Superior, je l’ai déjà dit, Altra, ça rime avec Kari Traa, dont je suis moi-même fière ambassadrice. 🙂

Course de 50 kilomètres chute du diable
Avec Caroline Beaton, ambassadrice Altra Running.
Course de 50 kilomètres chute du diable
Avec les amies de filles du Club de Trail de Montréal.
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Avec mon amie Sylvie Vachon.
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Avec mon amie Kathleen Lancup.
Course de 50 kilomètres chute du diable
Tout juste avant le départ.

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Après une belle photo de groupe avec les membres de mon club de course, le Club de Trail de Montréal, ce fut un départ.

Course de 50 kilomètres chute du diable
Avec les amies du club de Trail de Montréal.

Début de course

Je suis partie à un bon rythme, ce qui fait que j’ai vu les coureurs plus rapides se détacher et prendre les devants. Je savais que j’étais environ au milieu de peloton, je me sentais bien là, avec une idée vague d’un temps final possible autour de 8 h.

Pour changer, je n’ai pas beaucoup regardé ma montre en début de course. Je me suis laissé porter par mon énergie, je savais le parcours plus roulant en début de course, j’ai donc décidé d’en profiter pour garder un bon rythme sachant que la fin serait de toute façon plus lente à cause du dénivelé positif se situant en majorité en fin de parcours.

Pendant les 10 premiers kilomètres, j’ai fait la connaissance de Camille et Ari, deux personnes ultras sympathiques avec qui j’ai pu échanger un bon moment (voir leur petite vidéo ici, ou Camille mentionne notre rencontre). Je leur ai même parlé de Beauté, ma petite chienne que j’aimais tant.

Course de 50 kilomètres chute du diable

Course de 50 kilomètres chute du diable
Camille et Ari, rencontrés pendant la course.

Au premier ravitaillement, je les ai incités à passer devant, les sentant plus rapides que moi. Je ne voulais pas les ralentir. Même s’ils en étaient à leur premier ultra, ils m’avaient informé de leur volume d’entraînement par semaine de 80 à 100 kilomètres. Ouf, avec un volume double du mien, j’étais 100 % sûre que non seulement ils allaient terminer, mais ils n’avaient pas leur place derrière moi. Mes entraînements consistent en 40 à 50 kilomètres par semaine de course sur route, cela me suffit pour relever le défi de courir 50 kilomètres en sentier, mais je ne m’attends pas à être en tête de peloton.

Course de 50 kilomètres chute du diable

Chute du diable 50 kilomètres
Crédit photo : Véronick Dupont
Chute du diable 50 kilomètres
Crédit photo : Véronick Dupont

Je me suis donc retrouvée seule pour un bon moment. Habituellement, j’aime courir seule, mais cette fois, avec ma tristesse du deuil de ma petite chienne Beauté, j’avais de la difficulté à garder le rythme. J’admirais les paysages, mais l’énergie n’était pas à son plus haut pour ce qui est d’être en mouvement.

Le premier vrai ravitaillement, le ravito des pirates a fait du bien

J’ai enfin pu manger ces sandwichs au Nutella dont je rêvais depuis l’édition  2015 de la course. N’est-il pas vrai que les sandwichs au Nutella sont bien meilleurs pendant une course en sentier qu’à tout autre moment 🙂 Et que dire des grilled cheese que j’ai pu déguster un peu plus tard au ravitaillement des Clowns !

Course de 50 kilomètres chute du diable

Je suis repartie tranquillement de ce premier ravitaillement en buvant mon coca-cola et mangeant mes bretzels. Puis j’ai rencontré, Julien, un coureur qui me disait suivre mon blogue et y trouver beaucoup de motivation. Nous avons parcouru un bout ensemble, il me parla de son épouse qui allait courir le 21 kilomètres le lendemain et de ses enfants qui participeraient à la course de 3 kilomètres ! Cela me fait toujours plaisir quand je rencontre des gens qui me disent être inspirés par mon blogue et qui plus est de voir des gens participer à ces événements de course en famille.

Course de 50 kilomètres chute du diable

Un peu après cette rencontre, ce fut le ravitaillement des animaux (Toilettage La grosse vie de Saint-Boniface tout près de Shawinigan). Vraiment c’était assez drôle d’être accueillie par le chien Boulette ! Et il avait une cage en plus ! La bonne humeur des bénévoles étant contagieuse, je suis repartie remplie d’une nouvelle énergie.

Course de 50 kilomètres chute du diable
Ravitaillement des animaux Toilettage La grosse vie.
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La douche pour se « toiletter » 🙂
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Le chien Boulette.
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Sa cage !

Par la suite, j’ai croisé Vincent Houle, un coureur que j’avais connu en 2015 au 50 kilomètres de Bear Mountain. On commence à parler, bla-bla-bla, puis on fait des farces, c’est qu’il a un excellent sens de l’humour. Parle parle, jase jase, les kilomètres défilent, et nous voilà au ravitaillement des clowns, au summum de la bonne humeur ! Coca-cola, grilled cheese, tant rêvé depuis un an LOL, on repart ensemble.

Course de 50 kilomètres chute du diable
Ravito des Clowns !
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Vincent, de bonne humeur au ravito des Clowns.

Vincent, beaucoup plus rapide que moi, décide de rester derrière moi. Il trouve que mon rythme facile lui convient pour le moment. Je suppose que ma conversation est un peu distrayante ! Et finalement, nous avons continué ensemble jusqu’à la fin.

Course de 50 kilomètres chute du diable
Petite pause photo dans les sentiers pour immortaliser ce moment.

Il préfère monter des côtes, naturellement comme toujours, je préfère les descendres !

Le seul moment ou je commence à en avoir ras le pompon de descendre est la fameuse descente aux enfers. Puis, commence la montée du purgatoire, je me rappelle bien qu’en 2015, je l’avait trouvé vraiment longue celle-là. Et bien, avoir déjà parcouru 120 kilomètres en montagne incluant 5000 mètres de dénivelé positif, il faut bien que ça aie quelques avantages, la montée du purgatoire 😉 vraiment si le diable n’a que ça à offrir LOL, y’a rien là ! J’ai senti que toute cette expérience de juin dernier était finalement payante dans cette montée que j’ai trouvé somme toute assez facile !

Course de 50 kilomètres chute du diable

Course de 50 kilomètres chute du diable

Une fois en haut, ce fut le ravitaillement des anges avec limonade maison ! Les anges qui supposément ne mentent pas ! Ils nous ont alors informés qu’il ne nous restait que 4,5 kilomètres de descente pour rallier l’arrivée. Vincent avec son sens de l’humour, a eu l’occasion de dire souvent, « et bien, on descend longtemps jusqu’en haut », ou encore était-ce « on monte vraiment jusqu’en bas » LOL. Bref, les anges nous avaient bel et bien menti, il nous a fallu monter encore pour au moins 2,5 kilomètres avant de finalement descendre jusqu’à l’arrivée.

Et moi qui me rappelais bien m’être méfié des anges en 2015

Je me méfiais des anges parce que l’an dernier, il me semblait bien qu’ils m’avaient alors donné quelques informations imprécises. À la chute du diable, même les anges mentent un peu ! Mais soyez certain que tout ceci est fait dans la bonne humeur !

Une fois tout près de l’arrivée, j’ai dit à Vincent qu’il devait passer devant, pas question qu’il ne se classe derrière moi, c’était bien lui le plus rapide. Ouf, incapable de le suivre, c’est qu’il est vite en maudit celui-là ! Il a alors ralenti afin que nous puissions croiser le fil d’arrivée en même temps.

Finalement, oui, c’est dur courir 50 kilomètres, mais maudit que c’est le fun en même temps, surtout quand on a la chance de partager ces beaux moments avec des personnes authentiques !

Relever un tel défi, ça n’a pas de prix.

Course de 50 kilomètres chute du diable

Encore une fois cette année, j’ai adoré cette course, pour l’esprit de camaraderie, pour l’ambiance dans laquelle personne ne se prend au sérieux, pour les gens côtoyés, pour la fête, pour les ravitaillements pleins d’humour, pour le support des amis coureurs. Cette course me refait vibrer d’amour pour la communauté des coureurs en sentier. C’est exactement ce dont j’avais besoin, suite à ma déception concernant la fin de La petite trotte à Joan et suite à ma peine vécue la semaine précédant la course, pour avoir dû me séparer de ma petite boule d’énergie, mon rayon de soleil, ma petite chienne Beauté.

Merci à l’organisation hors pair et à tous les bénévoles. Merci aussi à tous les coureurs qui font de cet événement une réelle fête !

Le lendemain, une amie à moi participaient au 10 kilomètres, sa première course en sentier.

Course de 50 kilomètres chute du diable
Mon amie Édith qui s’était concocté un beau défi personnel. Elle participait à sa première course en sentier, après avoir fait en solo, 120 kilomètres de vélo dans le Parc de la Mauricie, la journée précédent sa course.

Ensuite, le dimanche, nous nous sommes bien reposées, à la plage St-Édouard dans le parc de la Mauricie, en ne faisant strictement rien.

Course de 50 kilomètres chute du diable

Course de 50 kilomètres chute du diable

En résumé

Rythme cardiaque moyen :  Pas de ceinture cardio, vraiment tannée du frottement en course de  longue distance !

Résultats ? M’importe peu, mais pour les curieux, voir la page Résultats.

Temps de course : 8 h 32, Strava indique 7 h 37 en mouvement. L’an dernier, j’avais encore plus pris mon temps pour un temps de course de 9 h 52 et un temps en mouvement de 8 h 22 (1 h 30 en arrêt au ravitos !)

Prochain défi ? Rien au calendrier, à part peut-être un rôle de Pacer sur un 100 miles ! Je vous tiens au courant, ceci dépend du coureur 100 miles, s’il s’inscrit ou non.

Course de 50 kilomètres chute du diable
Fierté d’après course. Myrbla short, Myrbla T-Shirt, Visor KT Orange de Kari Traa.
Course de 50 kilomètres chute du diable
Fierté d’après course. Chandail Kristina Hoodie, pantalon Myrbla de Kari Traa.
Course de 50 kilomètres chute du diable
Myrbla short, visor KT orange.

Merci à Kari Traa qui m’habille pour la course et pour l’après-course !

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6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Bravo partner, belle course !
    Et oui, le coureur du 100 miles s’est inscrit, et oui, il aimerait bien se faire pacer ! 🙂

    1. YESS ! Je me sens très motivée à jouer ce rôle ! On se reparle côté logistique, heure anticipée, etc. Je verrai avec le BU si je peux être utile en tant que bénévole avant d’embarquer sur le sentier avec toi. On s’en reparle en message privé.

  2. Bravo pour cet accomplissement! C’est vraiment très inspirant de vous lire, vous me faites rêver! J’aimerais bien un jour essayer la course en sentier. Peut-être pas 50 km, j’ai encore de la misère à visualiser mon premier demi-marathon en janvier! Mais un 10 km… mon défi pour 2017?

    1. Bonjour Caroline, merci pour ton commentaire. En tout cas en course, on risque toujours d’être surpris de nos capacités. Je me rappelle encore très bien ma première course de 10 kilomètres, il y a seulement quelques années. J’avais aussi de la misère à croire que je pourrais un jour courir un demi-marathon. Naturellement, le marathon me semblait complètement hors de question ! Bravo pour ton défi à venir, un demi en janvier en plus ! Eh oui, laisse-toi tenter par la course en sentier, c’est tellement plaisant. Et bravo pour ton blogue ! Ah oui, j’oubliais, il faudrait se tutoyer, je crois qu’on a presque le même âge 🙂

  3. Julien Larochelle dit :

    Bravo Julie tu sais vraiment bien décrire l’esprit de cette journée. Merci de m’avoir accompagné un petit bout. Au plaisir de se revoir dans les sentiers.

    1. Merci Julien et bravo à toi pour avoir relevé ce méga défi de course en sentier ! Je suis désolé, j’aurais dû te nommer par ton nom dans mon article. Je vais faire la correction, ma mémoire a fait défaut. Ça m’a fait très plaisir de te connaître et de partager quelques kilomètres avec toi. J’espère que nous aurons le plaisir de se revoir sur une autre course.

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