Course, repos

Travailler, rénover la maison et courir, est-ce que ça se peut ?

Et je n’ai pas d’enfant, alors concilier tout ça avec la famille en plus, à tous ceux qui le font, je lève mon chapeau.

Ces derniers temps, nous avons effectué plusieurs travaux à la maison et puis je me suis écouté aussi. Manque de motivation, besoin de repos, quelques douleurs à l’ischiojambier et au tendon d’Achille se sont transformées en repos bien mérité.

L’équilibre se fait de soi-même, à l’écoute de mon corps en entraînement oui, mais aussi en repos.

Ça m’a  fait tellement de bien, ça aide à remettre les choses en perspectives. Les objectifs, les buts, les raisons de courir, mais aussi ça remet en perspective les objectifs atteints, les rêves réalisés et les rêves à réaliser, les raisons et aussi la façon dont je souhaite le faire.

AVERTISSEMENT 🙂 Tout ceci est tellement personnel à chacun, cet article ne constitue aucunement des conseils aux coureurs.

Toutefois, un point commun que l’on a tous, la vie est changement, tout est toujours en évolution, ce que l’on ressent, non pas seulement peut, mais va changer avec le temps. J’ai eu cette soif du grand défi, le désir de me confronter à mes limites était très grand et celui-ci a été le moteur de mes entraînements et de mes défis de course pendant ces trois dernières années. J’ai aimé relever ces défis, dont le point culminant a été une distance de 120 kilomètres en sentier, accomplis en dedans de 28h00. Un défi au-delà de tout ce que j’aurais imaginé il n’y a même pas 3 ans, quand j’ai débuté la course à pied.

Cette pause actuelle m’est salutaire en ce sens qu’elle me fait apprécier plus encore ce que cela représente de relever un tel défi.

Quand on s’entraîne tous les jours, avec constance, c’est étrange, mais (et je ne dois pas être la seule) c’est comme si on banalisait notre forme physique. J’étais, pendant l’été, « top shape », mais je ne le percevais pas comme tel. Je le percevais comme si cet état était tout à fait normal et même assez banal. Hihihi, mais je peux vous assurer que d’arrêter de courir de façon régulière me permet de voir à quel point mes entraînements sont efficaces, mais aussi exigeants !

Ouf, depuis un mois, j’ai dû perdre 25 % de ma capacité cardio-respiratoire, mes battements cardiaques sont beaucoup plus élevés lors de mes sorties de course et ma vitesse est beaucoup plus lente sans parler de mon endurance qui est quasi-absente. N’aller pas vous en faire pour moi, en fait, je trouve ça très bien de constater cela. Ça me fait du bien de voir tout le mérite que j’ai, que nous avons tous, à relever ces défis, ça me fait du bien de voir que pour courir de très longue distance, il faut être assidue en entraînement et je l’ai été ! Et je le serai encore !

J’ai aimé engraisser « un peu » dans mon divan. J’ai aimé naviguer sur Pinterest pour découvrir des idées de rénovation. J’ai aimé me reposer et découvrir à quel point l’on a du temps quand on ne court pas !

Toutefois, j’ai dans mes priorités de garder la forme. Parce que je sais ce que c’est de la perdre. J’ai déjà fait un peu d’embonpoint et je me rappelle très bien que de bouger devenait de moins en moins agréable. Alors je peux vous affirmer une chose, le désir de rester en forme, le désir de conserver ce grand plaisir de la vie qu’est celui de bouger est bien trop présent pour que je laisse cette pause s’éterniser.

Mais je ne saurais que le recommander.

Si vous vous sentez démotivé, allez-y, osez prendre une pause, mangez du chocolat en regardant la télévision, sans sentiment de culpabilité.

Pourvu que ce soit temporaire ou occasionnel ! En fait si on a le désir très fort d’être en forme, cela ne peut qu’être temporaire. Toutefois, je trouve intéressant de ne pas mettre de date limite ou de temps restreint, laisser le goût revenir de lui-même en ayant confiance qu’il va refaire surface. C’est un peu comme quand on est déprimé, on peut avoir confiance que ça va passer, qu’après la pluie vient le beau temps, toujours !

Ce ne sont que des réflexions personnelles, je sais très bien que c’est différent pour chacun, mais j’imagine que ceci pourra rejoindre quelques coureurs.

Surtout, ne le prenez pas comme un conseil qui dit d’arrêter de courir.

La ligne est mince entre se trouver des excuses pour ne pas courir (parce que courir demande du courage) et celle qui dit que l’on a vraiment besoin de repos et que l’on mérite un arrêt ou un bon ralentissement temporaire.

Mon objectif actuel est donc de reprendre mes activités de course, en mode « relaxe » mais avec suffisamment d’assiduité pour garder une bonne base. Parce que dès janvier, la constance sera au rendez-vous afin d’avoir beaucoup de plaisir à réaliser mon prochain objectif qu’est le Marathon de Boston le 17 avril 2017.

J’aimerais bien avoir vos commentaires, si vous êtes déjà passé par là. Je lis beaucoup et j’ai moi-même aussi beaucoup écrit sur le désir de relever des défis, le dépassement de soi, l’accomplissement, etc. Mais je trouve qu’on n’entend pas beaucoup parler du après. Après tous ces défis, plusieurs gardent la soif d’en réaliser d’autres, c’est super et comme dirait Rafael Nadal « Stay Humble Stay Hungry ». Mais j’aimerais entendre ou lire ceux qui ont fait cette expérience d’un besoin d’arrêter et de prendre du recul, de l’évolution de leur motivation vers autre chose, ou vers une autre approche. C’est étrange, je me sens comme si j’étais la seule qui vit cela, mais je sais très bien que c’est impossible. Des fois, tout ça évolue même vers un autre sport. J’aimerais vraiment vous lire si vous avez vécu des expériences en ce sens. N’hésitez pas à trouver plus bas la zone des commentaires et à me faire part de vos réflexions et/ou expériences sur le sujet.

Un petit ajout

Tout juste en terminant cet article mercredi soir, vers 20 h, je suis tombé sur celui de Marlene Couture ! Je voulais lire à propos des expériences d’autres coureurs face au besoin de repos, au besoin de prendre du recul, et voilà qu’elle aborde ce sujet même !  Par ici pour lire sa chronique.

Et puis, le lendemain jeudi, juste avant de publier mon article,  je suis tombé sur celui-ci qui aborde le même sujet ! Merci Daniel Riou, ton article me confirme que je suis loin d’être la seule et que je vis ce repos de façon tout à fait bénéfique !

N’oubliez pas de commenter plus bas !

Voici un aperçu de certaines activités que j’ai faites pendant ces dernières semaines de repos.

Grâce à une amie coureuse, Josée Duhaime (qui a fait le 42 kilomètres du Ultra Trail du Mont-Albert), nous avons été invité à la grande première de l’exposition de Robert Mapplethorpe au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Fantastique ! Une très très belle exposition et une ambiance incroyable.

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Impressionnant la devanture, en arrivant au Musée des Beaux-Arts de Montréal.
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On a du plaisir, la musique et l’ambiance sont fantastiques, un voyage dans le temps. On évoque les années 80, underground.
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On s’amuse dans le musée, Lambert prend la pause.
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Avec Robert !

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Avec mon pendentif Altra Running au cou, le soulier que je portais pour mon 120 kilomètres. Merci Nancy Létourneau pour la conception.

Et voici une citation de Patty Smith, une amie très proche de Robert Mapplethorpe.

In art and dream may you proceed with abandon. In life may you proceed with balance and stealth.

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Il se faisait tard lorsque nous avons quitté !

J’ai aussi distribué du Coca-Cola aux gars qui se sont battus avec une roche pour notre aménagement paysager ! Beaucoup de Coca-Cola parce que l’endurance, je connais ça ! Et merci à Pro Gazon (Équipe de Simon Delage) pour les travaux.

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3 gars et une roche !

Et on a relaxé sur notre nouveau patio dans nos nouveaux divans d’extérieurs avec notre lampe chauffante, jusqu’à la mi-octobre. Et ce n’est pas fini !

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J’adore cette lampe, j’assume totalement mon petit côté quétaine ! Elle change de couleur et  elle fonctionne à batterie en plus 🙂 Ah ces petits plaisirs simples de la vie !
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La lampe, les fleurs, le vin, la musique des Crooners, que demander de plus ! Bien sûr, le bonheur de partager tout ça avec l’être aimé !
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L’être aimé !

Pour ma fête on est allé marcher en nature. Ça m’a fait drôle de partir en voyage pour le week-end sans apporter mes vêtements de course ! Ça faisait longtemps que cela m’était arrivé et puis ça laisse pas mal de place dans les valises ! Mais je n’ai pas oublié d’apporter mon beau manteau d’automne Kari Traa ! Je suis privilégiée de faire partie de cette belle grande famille en tant que fière ambassadrice !
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On est allé manger au restaurant Hôtel-Musée Wendake dans le village Huron à Québec. J’ai un pincement au cœur pour les peaux d’animaux, mais on a quand même été fasciné.

Et puis un animal trappé est-il plus ou moins maltraité qu’un animal élevé pour la consommation humaine ? C’est une bonne question à se poser non ? Et je ne veux aucunement banaliser le sujet, sentez-vous libre de commenter.

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On a dormi au Four Pits 🙂 (Four Points by Sheraton), incluant le Spa nordique, pour relaxer bien comme il faut.
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En terminant, je sens cette faim de dépassement qui refait surface, on va laisser tout ça mijoter pendant l’hiver. 2017 me réserve très certainement d’autres belles surprises !

P.S. J’ai lu plusieurs comptes rendus de coureurs qui ont participé au Bromont Ultra, dont certains qui n’ont pas fait le temps limite et c’est tout, rien n’est arrivé. 😉 En tout cas, bravo aux organisateurs ! Et bravo aux coureurs, ça doit être vraiment  le fun de ne pas être punis pour avoir complété le parcours, même si on ne fait pas le temps limite.

Oh et puis j’oubliais, j’ai pris du temps pour être plus présente pour mon amour,  mon « jeune » chien de 14 ans, Jacob qui nous aide à vivre notre deuil de Beauté, notre petite chienne adorée que nous avons dû faire euthanasier vers la fin du mois d’août dernier. Et Jacob, il vit lui aussi son propre deuil.

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Et lui, il prend le temps de dormir dans l’herbe !img_8654-sm

Bon repos à tous, prenez le temps de vous gâter, ça donne des ailes !    img_8912-sm

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6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Valérie dit :

    Allo Julie
    Tu n’es tellement pas la seule a ressentir ce besoin de repos. Je suis la première à le vivre également ses temps-ci, mais j’ai également l’impression que plusieurs coureurs le ressente et le vive également. Je pense juste à Yoan Roch!!! Si lui ressent le besoin de se reposer et de s’éloigner de la course pour un moment nous y avons tous le droit! Et c’est tout à fait légitime!! Le repos nous est salutaire pour guérir des bobos que l’on traîne, pour recharger nos batteries, pour découvrir d’autres sports (dans mon cas le vélo et la natation) pour se donner le temps de rêver à d’autres objectifs et pour profiter de la vie!!
    Profitons tous de ses beaux moments que la course nous offres dans l’action comme dans le repos.
    J’adore lire tes articles!
    Bon repos à tous
    Valérie

    1. Merci de ton commentaire Valérie, oui en effet, profitons de ces beaux moments que ce soit en course ou en repos. Comme tu le dis si bien, se donner le temps de rêver à d’autres objectifs et profiter de la vie. C’est vraiment le fun de rêver à d’autres objectifs, sans tout de suite s’engager dans aucun projet définitif. Laisser le temps a tout ça de germer et savourer plus de bons moments avec les amis et la famille pendant le repos salutaire.

  2. Je parle beaucoup de repos sur mon blogue. Je suis loin de ton niveau ou de celui de Marlène, mais je cours régulièrement depuis plus d’un an et mon corps me rappelle à tout bout de champ de le laisser se reposer.

    D’abord parce que j’ai passé près de 28 ans assise devant un écran, à fuir les activités physiques comme la peste. Je me remets en forme, mais ma génétique, ma constitution font en sorte que je DOIS augmenter mon volume très progressivement. Pas de prouesse comme Joan Roch, même si l’envie mentale y serait. Une tendinite au talon d’Achille et une syndrome de la bandelette illio-tibiale m’ont déjà freinée parce que j’ambitionnais sur mes capacités.

    Ensuite parce que, mentalement, j’en ai besoin. Je fais de l’anxiété et j’ai BESOIN de beaucoup de repos pour ne pas accumuler les crises. Repos physique mais surtout mental. Et c’est très difficile de balancer ça, comme tu le soulignes toi-même: où est la limite entre se trouver des excuses et en avoir vraiment besoin? J’apprivoise encore la mienne. Ça demande beaucoup d’honnêteté et d’écoute de soi. Parce que la course est une forme de repos mental, elle fait du bien à la tête comme au corps, mais des fois, l’incorporer à la journée, gérer l’équipement et la sortie, c’est trop pour moi. Bête de même. Dur à accepter, à assumer, mais nécessaire dans mon cas.

    Bref, une belle réflexion. Je constate que plusieurs coureurs dont je m’inspire se trouvent dans une période « à bout de souffle » cet automne. Tu n’es définitivement pas seule dans cette situation! Prendre ça avec philosophie et voir ça comme une opportunité de faire autre chose, c’est l’idéal je pense 🙂

    Bon repos!!!

    1. Allo Valérie, merci pour ton commentaire, je voulais y répondre plus tôt, mais d’autres priorités ont pris le dessus. En effet, je vois que tu parles de repos dans ton blogue et ce que j’aime est cette façon que tu as de varier les activités. Par exemple dans ton dernier article, tu mentionnes ton implication en tant que bénévole à la CandyCourse des courses gourmandes. Finalement cette activité constitue une bonne journée d’activité physique ! Debout de longues heures à diriger d’autres bénévoles, mais ma foi, c’est une bonne idée, ça fait changement et c’est gratifiant de donner de son temps ! Le plus dur est en effet de trouver l’équilibre et de le conserver, cela demande des ajustements constants, mais si on s’écoute sans se juger, l’équilibre revient de soi-même. En tout cas, bravo, continue ta route, tu es inspirante et au plaisir de se voir dans les sentiers.

  3. caroline boulanger dit :

    Bonjour Julie! Premièrement merci. Merci de partager ta sincérité humblement. Je me suis reconnue à te lire mon dieu… Je suis coureuse aussi, 6 années d’expérience, pas sportive avant. Mon copain et moi t’avons croisé au 120 km de St-Donat ainsi qu’à la Chute du diable.

    J’ai réalisé mon rêve de faire Boston ce printemps dernier, des ultras en couple aussi cet été. Maman d’un jeune pollyallergique en top santé qui a commencé la maternelle, en auto-construction de notre maison. J’aimerais avoir le temps d’être aussi présente que toi sur les réseaux sociaux, mon dieu j’y arrive pas dans mes journées de 24 heures lol! ….cet été j’ai eu comme toi beaucoup de questionnement sur ma motivation, sur mes raisons de courir et l’équilibre dans ma vie…. Une fois s’être dépassée soi-même dans ses propres objectifs, jusqu’où sera la ligne à franchir pour ma satisfaction ???? Le après objectif on fait quoi? Du recul et s’adapter à nos nouveaux paramètres toujours en mouvement et en progression de notre condition et qu’on doit trouver toujours son objectif quel qui soit et s’y accrocher et rayonner autour de celui-ci et y être dévouée à 100%.

    Tout le monde cherche le chemin vers le bonheur et pour ma part, c’est ce chemin le bonheur.
    Être libre, lâcher prise de la perfection à tout prix, lâcher prise les journées où il m’est impossible de faire mes entrainements prévus, courir au quotidien pour le bonheur de voir la rosée du matin avant tout le monde, où la neige étincelante s’écraser sous mes pas. Être en santé pour voir grandir mes amours, les aimer, les chérir tous les jours, en ayant la liberté et la santé, c’est précieux.

    Je suis admirative de ta route sportive impressionnante. Je te souhaite bon repos. Je te souhaite bonheur.

    En conclusion, pour moi courir est comme respirer, c’est vital. Je suis certaine que c’est pareil pour toi. L’être humain court depuis toujours pour sa survie et c’est un cadeaux légitime à s’offrir en priorité aujourd’hui en 2016, dans nos vies folles! Prochain défi 2018, l’UTMB ( le petit 80 CCC ) avec mon amoureux, structuré et préparé dans ma nouvelle équilibre. Le temps augmentera notre endurance fondamentale pour se rendre jusqu’au grand raid après l’UTMB ! Tu viens?

    1. Bonjour Caroline, merci de ton commentaire, j’aurais aimé y répondre plus tôt, mais d’autres priorités sont survenues. C’est bien vrai ce que tu dis, je le constate aussi, le chemin est le bonheur. Oh que oui, lâcher prise sur la perfection, courir pour le bonheur de profiter du moment en ayant la liberté et la santé pour le faire. Finalement, le vrai objectif d’entre tous, c’est bien celui-là ! Ensuite, les autres objectifs/défis oui, tant mieux, pour rêver, pour s’accomplir, mais c’est un bonus en fait, si on le souhaite et quand on en a envie ! Bonne chance dans l’atteinte de ton prochain défi, le « petit » 80 CCC wow ! Pour ma part, je réfléchis à un 80KM ou plus en solo pour 2017, mais je n’ai rien décidé encore. Et tiens-moi au courant si cela t’adonne, au sujet de ton CCC. Et bravo pour Boston, j’ai bien hâte de voir ça aussi.

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