Quelques réflexions à propos de l’élection présidentielle américaine

L’élection présidentielle des États-Unis m’a profondément

surprise,

attristée,

déprimée,

interpellée,

etc… etc… etc…

Je suis très très loin d’être une spécialiste en politique, mais comme pas mal tout le monde, depuis 48 heures, je tente de comprendre. J’ai lu plusieurs articles de plusieurs points de vue différents. On peut en lire quelques-uns ici :

Ce qui me déprime de surcroît, c’est la question suivante : comment a-t-on pu ignorer que ceci était possible, qu’il était possible que cet homme soit élu Président des États-Unis ?

Évidemment, on se demande tous comment les États-Unis ont pu élire un homme comme Trump, mais on se demande aussi comment avons-nous pu passer à côté du fait qu’il était possible qu’il soit élu. Simplement de le voir en campagne électorale me paraissait farfelu.

On ne peut pas simplement dire que la moitié des Américains sont cons ou se sont trompés.

Ce pays vit une crise sociale et cette élection n’en est que le symptôme visible. Il nous pousse à voir la triste réalité, la division au sein des citoyens américains, la différence entre les classes sociales qui s’élargit, la haine et la colère de beaucoup d’électeurs. Oui plusieurs en ont contre « l’establishment », mais n’oublions pas qu’une très grande partie des votes pour Trump vient des hommes blancs de 28 à 35 ans et que parmi les femmes blanches ayant votées, 53 % ont voté Trump, c’est grave. Ce que ce pays vit est grave. Est-ce que ça ne ressemble pas à un échec social ?

J’ai aussi écouté ce podcast “The Most Powerful Clown” qui est très intéressant. Sam Harris, un philosophe et écrivain américain y présente son point de vue. Harris y mentionne d’ailleurs que le salaire moyen de l’électeur Trump est de 72 000 $ !

L’an dernier, autour de la même date, le 13 novembre avait lieu l’acte terroriste en France au Bataclan. Je me souviens mon désarroi au lendemain de ce terrible drame. Pour tenter de créer un pont pacifique entre nous, êtres humains de cette planète, je me rappelle avoir eu envie  d’être plus souriante et tolérante avec les gens que je croisais sur mon chemin les jours, les semaines qui ont suivies. Cultiver la tolérance me semblait et me semble encore la meilleure arme.

Aujourd’hui, j’ai eu la même réaction, l’envie de sourire et de parler à des étrangers, le désir de dire à mes concitoyens, la chance que nous avons de vivre au Canada. L’envie de cultiver la tolérance pour tenter d’éviter la même sorte de division au sein de notre société.

Puis j’ai réfléchi aux médias. Nous avons de plus en plus  de sources de médias et pourtant, j’ai l’impression de n’avoir jamais été aussi mal informée. Difficile d’avoir des points de vue objectifs au sein du cirque médiatique qui existe de nos jours. De plus, avec les médias sociaux, nous vivons de plus en plus à l’intérieur de nos petites communautés que nous avons nous-mêmes sélectionnées. Je ne nous en blâme pas, je préfère voir ce qui me plaît sur mon fil Facebook. Mais cela crée en quelque sorte des silos à l’intérieur desquels il est d’autant plus facile de passer à côté de la réalité du monde.

Et nous-mêmes ici au Québec, nous soucions-nous suffisamment de ce que vivent les gens autour de nous ou dans les régions éloignées. Sommes-nous vraiment lucides en ce qui concerne notre propre société ?

Paradoxalement, même si je préfère voir la réalité en face, je pense que de pouvoir décrocher de tout cela est une des raisons principales pour lesquelles j’apprécie la course. Passer une journée à parcourir des dizaines de kilomètres en sentier, m’oblige à vivre le moment présent. Être dans la nature et ne me soucier que des besoins de base, avancer, respirer, manger, boire, tout ceci importe peu dans ces moments-là, le centre de mon attention est porté sur l’action de mettre un pied devant l’autre. Lors de participation à des courses officielles, j’ai en plus la chance de vivre tout cela de façon sécuritaire, en pleine nature et la plupart du temps entourée de gens tolérants avec un esprit de camaraderie et de support inégalé.

J’adore ces moments et je me sens très privilégié de pouvoir les vivres en toute quiétude.

Je suis déjà inscrite au Marathon de Boston, mais la première pensée qui m’est venue suite à l’élection est que malheureusement ça m’enlevait le goût d’y aller. Encourager nos courses locales et dépenser mon argent au Québec me semblait tout à coup beaucoup plus attrayant. Encourager notre économie en espérant que les citoyens de notre pays puissent tous s’épanouir et être heureux.

Aller continuons de cultiver la tolérance en espérant que la victoire des valeurs pacifistes soit possible. En mémoire des victimes des terribles attentats du 13 novembre 2015, par la tolérance envers autrui, cultivons la paix un peu plus chaque jour.

Ajout au 15 novembre

J’ai lu ce matin quelques articles qui vont dans le même sens de ce à quoi je réfère ici. Je voulais les partager au cas ou vous, lecteurs, aimeriez les lires.

Dear Mark Zuckerberg,

I’m Sorry Mr. Zuckerberg, But You Are Wrong

Dear Trump Supporter who says they love me,

How We Broke Democracy

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