Le retour. Et si j’avais tout compris à l’envers ?

De juillet 2014 à juillet 2016, j’ai couru en moyenne environ 50 kilomètres par semaine. Certains mois plus de 300 kilomètres, d’autres autour de 150 kilomètres. J’ai été habité pendant ces 2 années par un désir de dépassement de soi qui fut le moteur de ma discipline à sortir courir, en moyenne 5 jours par semaine, beau temps mauvais temps, hiver comme été.

Comme tout coureur, coureuse, j’en ai lavé du linge 🙂

Grâce à mon assiduité à l’entraînement, j’ai eu la chance de vivre des expériences hors du commun, j’ai pu me dépasser et accomplir beaucoup plus que ce dont je me croyais capable.

J’ai aimé courir et m’entraîner assidûment pendant ces 2 années. J’ai aimé avoir la forme physique qui vient avec, quoique je me suis rendu compte depuis, que je minimisais cette forme, comme si elle était tout à fait banale. Je minimisais aussi le temps que cela me demandait de m’entraîner de façon quasi quotidienne. Quand on court 5 jours par semaine, ça revient vite, le lendemain il faut s’habiller et sortir courir, encore et encore.

À l’été 2016, j’ai commencé à sentir ma motivation à courir faiblir. Probablement suite à l’accomplissement de ce grand défi de course en montagne de 120 kilomètres  (lire les chroniques ici, ici, ici, et ici LOL). Ce défi était mon objectif de l’année  2016 et il m’avait demandé encore plus d’assiduité et d’effort à l’entraînement.

Vers la fin août, nous avons perdu notre petite chienne Beauté (lire la chronique ici). Ce fut le coup de grâce, j’étais si triste, la dernière chose dont j’avais envie était de courir.

Puis à l’automne, nous avons entrepris plusieurs travaux de rénovation pour lesquels j’ai investi pas mal de temps. J’ai aussi débuté l’année 2017 en faisant beaucoup de ménage. Je me suis vite rendu compte de tout le temps libre que j’avais quand je ne sortais pas courir ! J’ai donc pu faire des ultra-marathons de ménage, du ménage plusieurs heures par jour, plusieurs jours par semaine. Le sous-sol était encombré d’objets inutiles, mon bureau, mes vêtements, tout y est passé. Plusieurs voyages à l’écocentre et plusieurs dons plus tard, me revoilà, sans excuse pour remettre ma course au lendemain.

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J’ai aussi lu plusieurs livres au cours de ces derniers mois, dont je vous reparlerai peut-être. Des livres à propos du minimalisme comme choix de vie. En gros le mouvement parle de posséder moins d’objets pour ainsi avoir plus de temps libre et moins de dépenses.

À travers tout ça, j’ai continué à bouger un peu, de belles sorties de skis de fond ont fait mon bonheur au fil des semaines. Toutefois, il y a quelques semaines, une blessure à un muscle de la cuisse m’a forcé à l’arrêt complet d’activité physique pendant presque 2 semaines.

J’ai donc poursuivi mon ménage sans relâche, mais maudit que c’est plate, une vie à faire du ménage. Sans saveur…

Je me sentais un peu déprimé, assez que j’avais du mal à me motiver à bouger une fois ma cuisse guérie.

Puis, je me suis lancée. Je me suis dit, j’ai un marathon dans 9 semaines, plus j’attends moins j’aurai de temps pour m’y préparer. Je m’étais fixé une date limite pour reprendre l’entraînement et celle-ci était le 15 février. Prête pas prête, j’allais m’y remettre au plus tard le 15 février. Pas envie de me laisser aller et de continuer vers le chemin de la déprime, enracinée dans un divan.

Et il est arrivée une chose extraordinaire.

Je suis sorti courir, à reculons, j’aurais facilement pu remettre ma sortie au lendemain comme je l’avais fait depuis plusieurs mois. Mais j’y suis allé. J’ai trouvé ça dur, j’étais toute rouge, mes bronches ont bronché, je me sentais les jambes lourdes, mais j’ai aimé ça ! Surtout le « après », ha une bonne shot d’endorphine, ça remet les choses en perspective. Tout d’un coup, ma vie ne m’est plus apparue grise du tout ! Quel bien-être, je suis retombé en amour avec la course à pied, moi qui croyais que cet amour s’était peut-être même éteint. J’ai même des envies de dépassement de soi qui refont surface. 🙂

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Récemment, j’ai aussi fait la lecture d’un livre nommé The Happiness Equation de Neil Pasricha. Un passage m’a rejoint plus particulièrement. L’auteur mentionne que si l’on veut accomplir quelque chose, il ne faut pas tenter de démarrer simplement avec l’idée que nous pouvons le faire. Il faut plutôt simplement passer à l’action et c’est ce qui nous pousse à croire que nous pouvons le faire. La nuance est importante. Si je suis dans ma tête et que je crois que je peux faire quelque chose, c’est bien de croire, mais ce n’est pas ce qui me poussera à réaliser l’objectif. Si je ne suis pas certaine de pouvoir le faire, mais que je passe à l’action, c’est ce qui me permettra de croire que je le peux. Faire m’amène à croire que je peux le faire ! Passer à l’action d’abord, m’amène ensuite à croire que je le peux. L’action amène l’action quoi !

En tout les cas, ce que je peux dire suite à cette expérience personnelle est que si vous perdez la motivation à bouger ou à vous entraîner, c’est important de s’écouter, de se reposer, de faire le point, mais si vous sentez que vous commencer à vous enraciner dans l’inaction et que ceci à un impact sur votre bien-être physique et mental, n’attendez pas la motivation, elle ne viendra pas dans l’inaction. Sortez marcher, courir, ou alterner marche/course, passez à l’action, c’est ce qui sera le moteur de votre motivation.

Et en passant, sortir courir, m’a même donné le goût d’écrire à nouveau, d’où cet article de blogue. C’est fou l’impact que la course et l’activité physique peuvent avoir dans nos vies.

Courir plusieurs fois par semaine, ce n’est pas nécessairement facile, mais les bénéfices que j’y trouve à court et à long terme, sont tellement grands, que ça en vaut largement l’effort.

J’ai une amie entraîneuse personnelle qui publiait dernièrement sur Facebook cette phrase « You’ll never change anything in your life until you change something daily. The secret of your success is found in your daily routine. » John C. Maxwell.

Finalement, mes désirs de dépassement se pointent à nouveau et je recommence à rêver de nouveaux défis.

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Et si j’avais tout compris à l’envers ?

Et si c’était le fait de courir qui me motive à courir et si c’était finalement le fait de faire de la course à pied qui nourrissait mon désir de dépassement et non pas l’inverse !

Merci à Kari Traa qui m’habille et m’encourage dans mes activités de plein air. Le Hashtag #happierhealthierstronger prend tout son sens pour moi en ce moment !

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