Repose en paix Jacob, mon beau gros toutou

Mon beau Jacob, gros toutou. La photo ci-haut a été prise en mai 2017. Jacob avait alors 14 ans et demi et avait encore l’air d’un bébé chien !

Quand j’ai décidé d’avoir un chien en 2003, je savais ce que je voulais. Je souhaitais un gros toutou doux. Le Golden Retriever m’est alors apparu comme une race très appropriée.

Nous avons donc fait l’acquisition de cette boule de poil en avril 2003. Jacob avait alors 7 mois, lui qui est né le 23 août 2002 et nous a quitté par une superbe journée ensoleillée, le 13 mai 2018. Nous avions aussi acheté Beauté au même endroit, chez l’éleveur de Golden. Pour en savoir plus sur Beauté, notre rayon de soleil, lire cet article.

Jacob était un chien adorable, doux, loyal, intelligent et très attaché à nous.

Jacob aura vécu 15 ans et 9 mois, dont plus de 15 ans avec nous, dans la seule maison qu’il ait connue. Je peux vous dire avec certitude qu’il a eu une belle vie de chien. Pendant 14 ans, il avait sa compagne Beauté à ses côtés et pour la majorité de sa vie, à part les 2 premières années, il a connu le bonheur d’avoir sa maîtresse (moi) travaillant à la maison. Il n’a donc pas vécu beaucoup de stress ou d’ennui.

Beauté était aussi une chienne très attachante et elle avait tout un caractère, ce qui fait qu’elle était souvent en avant de Jacob et prenait de la place pour eux deux. Mon gros Jacob, plutôt soumis, restait en arrière-plan. Puis nous avons perdu Beauté, à notre plus grand chagrin, en août 2016. Jacob venait alors d’avoir 14 ans. C’est lui qui nous a aidés à passer au travers de cette épreuve, puis avec le temps, nous nous sommes fait une belle petite routine à trois, moi, mon conjoint Lambert, et notre beau toutou Jacob.

Suite à la perte de Beauté, même Jacob a mis du temps à s’en remettre. Puis, avec le temps, la douleur s’est apaisée doucement. Et pendant ces deux dernières années, seuls avec Jacob, nous avons pu créer un lien encore plus étroit avec lui.

Jacob était un chien qui adorait les gens et les animaux. Impossible de faire une promenade sans aller voir les gens ou les chiens que nous croisions en chemin. Jacob savait rendre les gens heureux, par sa douceur et sa bonne humeur.

Et puis, nous l’avons accompagné dans sa vieillesse. Celle-ci a amené son lot d’épreuves, Jacob avait un regard plus incertain et parfois inquiet et son caractère était de plus en plus doux. La bonté qu’il avait dans les yeux était de plus en plus touchante. Je peux vous dire que c’est une épreuve en soi, d’accompagner son chien dans la vieillesse. Nous avons été chanceux d’avoir notre chien avec nous pendant autant d’années, mais plus il vieillissait, plus notre attachement grandissait. Il n’était pas facile de le voir faire face à ses difficultés avec courage et détermination.

Il avait une dégénérescence neurologique qui progressait très lentement depuis au moins 6 ans. Ses pattes arrière devenaient de moins en moins mobiles. Il avait de plus en plus de difficulté avec la chaleur. Même que pendant l’hiver dernier, je le forçais à rentrer s’il restait au-delà de 20 minutes couché dehors par des températures de -25 degrés Celsius ou plus froides encore.

Malgré tout, rien ne pouvait l’empêcher de faire sa promenade, même si on voyait bien qu’elle devenait plus ardue. Il marchait au minimum 40 minutes chaque jour. Il avait l’habitude de croiser ses « amis » du quartier. Harley, une chienne très enjouée et docile, Biscotte, une chienne très intelligente et énergique et Fatso, un mâle très affectueux et doux. Jacob espérait même encore être le « leader » du groupe, ce qui fait que parfois, il ne voulait plus s’arrêter nulle part afin d’être bien certain de rester devant le groupe.

Nous passions de belles journées, une routine s’était installée depuis bien des années. Mon conjoint quitte tôt le matin, ce qui fait que je me levais d’ordinaire avec Jacob, puis c’était le repas, un petit tour dehors et « nous débutions » notre journée de travail. Je n’avais qu’à lui dire, « viens-tu travailler Jacob », il n’en fallait pas plus pour qu’il prenne sa place dans son coussin derrière la chaise de mon bureau à la maison.

Sur l’heure du lunch, j’ai l’habitude de sortir courir, vous pouvez être certain que Jacob n’allait pas rester seul dans mon bureau, il se dirigeait alors dans la cuisine pour attendre mon retour en regardant la porte-patio. Puis lunch, et retour au travail, de retour dans son coussin derrière moi. Ensuite, 16 h, heure de la promenade. Puis repas avant le retour de mon conjoint. En soirée, Jacob n’aimait pas quand mon conjoint et moi ne nous trouvions pas dans la même pièce. Il alternait une marche entre mon bureau et le salon, si je me trouvais encore à l’ordinateur en soirée.

Il aimait que nous passions du temps, tous les trois au salon. Ensuite, routine du dodo. En dernier, je le forçais à venir s’installer dans la chambre en même temps que nous parce que s’il le faisait plus tard, seul dans le noir, il y avait des risques qu’il se cogne sur les murs du corridor. Parce que notre Jacob avait presque 16 ans ! Il était plus lent à se réveiller et les déplacements dans le noir étaient à proscrire.

Jacob dormait des nuits entières, sans jamais nous réveiller. Il attendait sagement, le matin, que nous soyons prêts à nous lever. Contraste avec Beauté qui elle ne se gênait pas pour nous sortir du lit. 🙂

Nous avions décidé de le garder encore un certain temps parce que même s’il était vieux, nous savions qu’il ne souffrait pas. Il avait certainement un peu mal partout, mais il mangeait avec beaucoup d’appétit, dormait paisiblement la plus grande partie de la journée, demandait sa grande promenade sans exception, passait de belles soirées en notre compagnie et dormait sans problème toute la nuit. Nous étions prêts à continuer de l’accompagner dans sa vieillesse et étions attentif aux signes reliés à son bien-être. Nous étions prêts à ne pas voyager le temps qu’il faudrait parce qu’il était devenu très difficile de le faire garder. Il fallait le surveiller quand il montait et descendant les marches du patio, il fallait le surveiller pendant qu’il mangeait et buvait de l’eau et chaque fois qu’il se levait, je le surveillais aussi. Plus il vieillissait, plus je lui disais que je l’aimais, sachant que la fin approchait, une torture en soi.

Puis est apparue une petite masse sur sa patte avant. Rien qui ne soit bien grave, mais comme il la léchait, elle s’infectait et nous nous sommes rendu à l’évidence qu’il fallait lui faire enlever. Jacob a donc été mis sous sédation profonde, et on lui a retiré la masse. Toutefois, quand il est revenu à la maison, il n’était plus le même. Il ne dormait plus paisiblement, mais haletait sans répit. On voyait qu’il souffrait. Au début nous avons pensé que ça allait passer et que cela était dû à la chirurgie. Mais non, au contraire, rien ne s’arrangeait. Il ne marchait plus comme avant et son état s’est détérioré rapidement. Au point qu’au bout de 2 semaines, un matin, il était complètement paralysé des pattes arrières. Ses deux pattes arrières étaient rigides comme des planches de bois et le signal de son cerveau ne s’y rendait plus. Nous avons su par la suite que Jacob s’est fort probablement blessé à son réveil de sa chirurgie parce qu’anxieux il tentait de se lever dans sa cage et ses pattes arrières glissaient sur le sol de la cage. Chez nous, nous avions acheté des tapis d’appoint, parce que Jacob glissait et risquait de se faire mal sur les planchers. Nous aurions dû lui laisser son coussin pour mettre au fond de la cage de réveil, nous n’y avons pas pensé malheureusement. J’aurais espéré une meilleure surveillance de la part du personnel de la clinique vétérinaire. C’est que ce n’est pas donné ces soins-là… Cela me laisse un goût amer que finalement un accident se soit produit, le seul moment où je n’étais pas présente pour le surveiller. Il ne reste qu’à accepter, Jacob était âgé et fragile, ce qui fait que cette intervention comportait des risques additionnels pour un chien de son âge.

Il y a une semaine, nous avons donc dû faire face au moment le plus difficile qui soit avec notre chien, l’euthanasie. Le matin de sa paralysie et de son euthanasie, pour la première fois de sa vie, Jacob avait refusé de manger ou de boire.

Mon gros toutou adoré nous a quittés. Et moi, je me demande encore comment je vais continuer sans lui. Sans sa présence, sa bonne humeur, son courage. Même le bruit de sa respiration tranquille la nuit me manque. Je m’entends encore lui dire toutes les paroles de notre routine. « As-tu faim mon Jacob, viens manger, c’est l’heure du repas ». « Viens te coucher dans la chambre mon gros toutou »…

Puis je regarde la multitude de photos que nous avons prises au fil des années et je vois nos vies défiler devant mes yeux. Et ce qu’il était beau. Ça, tout le monde le lui disait. Et moi, je lui disais souvent qu’il était le plus beau chien du monde.

Et puis, je sais bien que le temps arrange les choses. Pour être passé par là avec Beauté, je sais que la douleur s’apaise avec le temps et que les bons souvenirs peuvent ensuite être remémorés avec joie. Mais cela n’empêche pas la douleur actuelle. Que c’est dur de perdre un chien, un membre de la famille ! Un animal qui nous a aimés sans condition, qui était complètement dépendant de nous et qui l’était devenu encore plus avec la vieillesse.

Au revoir, mon beau Jacob, repose en paix mon chien. Je t’aime.

Jacob 5 mois.
Jacob, 3 ans. En vacance au Parc Algonquin en 2006.
Au camping en 2006.
C’est partie pour de belles randonnées dans le Parc Algonquin en 2006.

La baignade pendant la randonnée en 2006.

Le voyage en voiture force la proximité avec Beauté (2007).
Jacob avec son air digne, dans la cour en 2007.
Départ pour les vacances en 2014.
La baignade à Morin-Heights en 2014.
Après la baignade, observation de la nature, 2014.
En voiture, retour de vacance 2015, Jacob a blanchi, il est de moins en moins roux.
Jacob, heureux, mai 2017, un an avant son départ, 14 ans et 8 mois.

Il m’attends, car je suis partie courir (2016).
Jacob aime le froid (2016).
Toujours bien au froid (2014).
Encore et toujours au froid (2016).
Toujours le froid (2017).
Heureux bien au froid (2015).
Paisible, novembre 2017.
Jacob m’attends toujours pendant que je suis partie courir (2017).
Dernier Noël, 25 décembre 2017. Jacob m’attends, encore et toujours car je suis partie courir.
Heureux pendant sa promenade, mars 2018, 2 mois avant la fin.
Avril 2018.
Avant dernier jour, Jacob a des difficultés, 12 mai 2018.
Nos adieux, le dernier jour, dimanche le 13 mai 2018.
Repose en paix mon beau Jacob. On t’aime mon chien.

6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. trailsaway dit :

    Toutes mes condoléances. Il semble avoir été le plus heureux et le plus chanceux des chiens. Je suis certaine qu’il repose en paix.

    1. Merci beaucoup, ton commentaire me touche.

  2. anilem54 dit :

    Très émouvant cet hommage… Sûr que Jacob aura eu une bien belle et longue vie. RIP, et condoléances à vous deux.

  3. Doudja Mekamcha dit :

    C’est vrai qu’il est beau ☺️ C’ Bien dommage que les chiens ne vivent pas très longtemps!!! Tu as maintenant deux anges qui veillent sur toi !

    Courage

    Doudja

    1. Merci Doudja, c’est vrai que c’est dommage que les chiens ne vivent pas très longtemps. 15 ans finalement c’est vite passé. Et oui, deux anges, c’est certain.

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